Une fois la loi portant abrogation de la loi organisant le recensement électoral national approfondi (Rena) et la liste électorale permanente informatisée (Lépi) votée, c’est une nouvelle manche qui commence. Il faut dorénavant s’attendre à des batailles juridiques aux rebondissements multiples.
A un an de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat, Boni Yayi vient d’essuyer un cuisant échec face à l’opposition dans la bataille de la Lépi. De l’avis de nombre d’observateurs, ceci constitue un mauvais présage pour le locataire de la Marina vu qu’il y a cinq ans et à pareille époque, il avait le vent en pourpre.
Les députés Fcbe veulent saisir la Cour Constitutionnelle
Une prompte réaction par rapport à un sujet préoccupant. Vingt quatre heures après l’abrogation de la loi sur la Lepi, les députés de la majorité présidentielle sont montés au créneau le vendredi 19 mars au Codiam de Cotonou. Au cours de la conférence de presse qu’ils ont animée, ces députés ont dénoncé « l’hypocrisie politique » de leurs collègues de l’opposition et déclarent qu’ils utiliseront toutes les voies de recours pour que justice soit rendue.
La saignée continue à la majorité présidentielle. Après l’Udd-Wologuèdè le mois dernier, c’est l’Undp (Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès) de Jean Claude Codjia qui vient de rompre ses amarres avec l’Umpp (Union pour la Majorité Présidentielle Plurielle). Cette décision a été prise par le bureau politique de ce parti le samedi 20 mars dernier après avoir constaté que « la cacophonie des intérêts et les ambitions personnelles au sein de cette union inhibent les initiatives louables et les actions de soutien réel au Chef de l’Etat ».
Monsieur le Président, Chers collègues, Nous voulons bien croire que son excellence le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, le Docteur YAYI Boni n’est en rien l’auteur des propos relayés par le porte parole de l’inter syndicat des trois ordres de l’enseignement M. Raouf AFAGNON.
(… )Monsieur le Président, je voudrais rappeler que c’est le 19 février 2009, au Congrès du Parti UNDP à Bohicon que j’avais tiré la sonnette d’alarme, pour dire qu’une bonne LEPI n’était pas possible pour 2011. Lors du vote de la loi en cours, j’ai été le seul dans cet hémicycle à n’avoir pas voté cette loi.
[870 lecteurs] C’est par 46 voix pour, 33 contre et 0 abstention que les députés dans leur majorité ont adopté favorablement la proposition de loi portant abrogation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) et du Rena. A travers ce vote, les députés de l’opposition viennent d’abroger définitivement la loi sur la Lépi.
Le Chef de l’Etat a le dos au mur. Harcelé sur le front social et persécuté par une opposition aux dents dures, Boni Yayi ne s’avoue néanmoins pas vaincu avant le début des hostilités politiques de 2011. Pour contrôler tout le septentrion, il a jeté une fois encore son dévolu sur les rois, les dignitaires et les sages qui, aux dires de certains, sont la clé de voûte des succès électoraux.
Le Maire de Savè, Félix Adimi est déposé depuis hier mercredi 18 mars 2010 à la prison civile d’Abomey. Il est accusé de détournement des recettes de la commune à des fins personnelles.
Les dernières informations distillées dans la presse et faisant état de ce que l’Un ne veut pas participer aux travaux du nouveau groupe de travail chargé d’effectuer la synthèse des conclusions tirées de la réunion de concertation du 9 mars au palais avec le Chef de l’Etat ne sont pas vraies.
L’affaire-Lépi prend une nouvelle tournure à l’Assemblée nationale. De l’abrogation, on passe à une correction des failles de la loi sur la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) sur proposition de l’opposition au pouvoir du président Boni Yayi.