La Nouvelle Tribune

Can Gabon / Guinée-Equatoriale 2012 : Zoom sur le groupe A

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Dans quatre jours, toute la planète footballistique assistera au coup d’envoi, à Bata en Guinée-Equatoriale, de la 28e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) co-organisée par le Gabon et la Guinée Equatoriale. C’est au groupe A que revient l’honneur d’ouvrir le bal. Jetons un regard sur ce groupe dans lequel on retrouve la Guinée-Equatoriale, le Sénégal, la Zambie et la Lybie.

Sénégal, le retour gagnant?

Après l’épopée d’une finale de la Can 2002 qui s’est achevée par un quart de finale au mondial de la même année et une période d’hibernation, les Lions de la Téranga reviennent sur la scène footballistique africaine. Pour leur douzième participation à une phase finale, ils font partie des favoris de la Can 2012. 44e au classement Fifa, 6e de la zone Afrique, ils présentent une statistique élogieuse à l’issue des éliminatoires. Avec un parcours exemplaire lors des qualifications avec 5 victoires et 1 nul, ils ont réussi le pari de se qualifier aux dépens du Cameroun. Pour l’attaquant de Newcastle Demba Ba, auteur de 15 buts avec son club, le Sénégal peut gagner cette Can. Ses coéquipiers et lui entendent faire le maximum pour le peuple sénégalais. Les Lions de la Téranga pourront s’appuyer sur le soutien de tout un peuple qui croit à la victoire finale.

Guinée Equatoriale, un saut dans l’inconnu

Une première participation à une phase finale pour le pays qui occupe la 150e place au classement Fifa, 42e de la zone Afrique.

Le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale doit sa participation à son statut de pays coorganisateur. La sélection équato-guinéenne, qui va évoluer à Bata, a pour objectif de passer le premier tour. Pour y parvenir, ce pays de l’Afrique centrale a fait appel au technicien brésilien Gilson Paulo après la démission d’Henri Michel le 22 décembre dernier. Si ses joueurs ne sont pas très connus, la Guinée Equatoriale peut compter sur une poignée qui évolue dans des championnats comme la Liga même s’ils sont dans des clubs de seconde zone. L’autre atout de la sélection équato-guinéenne est qu’elle joue à domicile. Elle pourra donc compter sur le soutien du douzième homme.

Zambie, rééditer l’exploit de 2010

En arborant le manteau d’un habitué de la Can, les Chipolopolos de la Zambie comptent aller loin. Une quinzième participation à une phase finale, deux finales en 1974 et 1994, 79e au classement Fifa, 17è de la zone Afrique, quart de finaliste lors de la dernière Can en Angola, la Zambie ne fait pas office de favori. Mais l’entraîneur Hervé Renard, qui a retrouvé son poste en janvier 2011 après l’avoir quitté en avril 2010, entend aller au moins en demi-finale. Pour cela, il rassure que les Chipolopolos seront prêts physiquement, tactiquement et mentalement. Fin connaisseur du football africain, Hervé Renard est à la tête d’un groupe qui s’est forgé, avec le temps, une bonne cohésion dans le jeu avec un football direct. De sa posture d’outsider, la Zambie va jouer au trouble fête.

Libye, juste confirmer

Dans un contexte de crise, l’entraineur de la Lybie Marcos César Dias Castro et ses protégés ont déjà fait le plus dur en se qualifiant pour la Can. Pour leur troisième participation à une phase finale, les Libyens n’auront qu’à confirmer en faisant bonne figure à Bata. Finaliste en 1982, 63e au classement Fifa, 14e de la zone Afrique, les Verts ont réussi à se qualifier à cette phase finale en finissant deuxième de leur groupe derrière la Zambie. L’équipe qui a dû jouer ses matchs de qualification à domicile en dehors du pays, espère atteindre les quarts de finale. Pour atteindre cet objectif, l’équipe de la Lybie a affûté ses armes aux Emirats Arabes Unis sous la houlette du Brésilien surnommé Marcos Paquetà.