La Nouvelle Tribune

5ème édition du tournoi de l’Uemoa : les Ecureuils dans une aventure ambiguë

Espace membre

Dans un peu moins de trois semaines, le Sénégal accueillera la 5ème édition du tournoi de l’Uemoa. Les Ecureuils, finalistes de la dernière édition, envisagent d’y être. Mais, nombreux sont les Béninois qui souhaitent que leur pays soit absent à ce rendez-vous sous- régional.

Cette compétition, réservée aux joueurs évoluant dans les championnats nationaux et doté du trophée de l’intégration, concerne les huit (8) pays de l’Uemoa. Mais la participation du Bénin, vice champion de l’édition passée organisée par le Niger, est sujet à controverse. Plusieurs raisons sont avancées pour souhaiter la défection du Bénin à ce tournoi de Dakar. La principale raison est que les championnats sont en arrêt depuis près de dix (10) mois. En effet, l’une des conséquences de la crise à la Fédération béninoise de football a été la suspension des championnats de ligue 1 et de ligue 2. De ce fait, les joueurs locaux sont restés sans compétition et même l’acharnement d’Edmé Codjo à les remettre au niveau n’a pas été couronné de succès. La rencontre du dimanche dernier a montré que mille entraînements ne valent pas un match de compétition. On a vu que même avec la volonté, les joueurs locaux retenus par le technicien national, n’ont pas été à la hauteur de la tâche. Ils ont montré trop de faiblesses sur tous les plans. Les supporters ont du mal à comprendre qu’on peut avoir affaire à des joueurs sans championnat pour défendre les couleurs d’un pays. Sur quels critères sélectionnera-t-on les joueurs pour aller à ce tournoi de l’Uemoa ? Pas besoin d’être un entraineur pour savoir qu’on ne dispose pas d’un baromètre permettant de juger la forme des joueurs. De plus, si le Bénin honore ce rendez-vous, il se doit ; à défaut de faire mieux que l’année dernière, de maintenir le cap c’est-à-dire d’aller en finale de cette édition. Mais, avec la situation actuelle, tout le monde s’accorde sur le fait que cela relèverait du miracle si les Ecureuils font ne serait-ce une bonne figuration.

Une équipe sans entraineur

Une évidence vient conforter la position de certains observateurs. La sélection nationale locale ne dispose pas d’encadrement technique. Car, Edmé Codjo et ses collaborateurs ont été nommés pour les dernières rencontres du Bénin comptant pour les éliminatoires de la Can Gabon/ Guinée Equatoriale 2012. Donc logiquement, ils ne sont plus aptes à conduire le Onze national encore moins l’équipe des locaux. Sans championnat et sans entraineur, le Bénin est donc partir pour une aventure ambiguë. L’argent du contribuable sera, une fois encore, mis à rude épreuve pour de mauvais résultats. Mieux vaut, alors, rester à la maison pour éviter l’humiliation et le gaspillage.