La Nouvelle Tribune

Luc René Mensah, à propos du match Bénin-Rwanda : «J’espère que la chance accompagnera les Ecureuils dimanche»

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L’entraineur de football Luc René Mensah, dans un entretien accordé à votre journal, s’est prononcé sur le match qui va opposer dimanche prochain, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les Ecureuils du Bénin aux Amavoubis du Rwanda. Il n’a pas manqué de proposer des pistes de solution de sortie de crise à la Fédération béninoise de football (Fbf).

 

Quelle est votre appréciation de liste d’Edmé Codjo ?

 

 

Moi je pense qu’Edmé Codjo a juste bâti son ossature sur les joueurs locaux. C’est ceux-là avec qui il est en contact. C’est vrai que nous sommes sans championnat depuis dix (10) mois, je pense que le sélectionneur national a basé son équipe sur les joueurs qu’il juge vraiment utile à même d’apporter quelque chose dimanche prochain.

 

Vous pensez que sans championnat l’entraîneur disposait d’un baromètre pour juger l’état de forme actuel des locaux ?

 

C’est vrai qu’actuellement, il n’y a pas de baromètre qui permet de juger un joueur. C’est vrai mais ce sont des joueurs qu’il a eu peut-être à côtoyer. Qu’il vous souvienne qu’il les a pris pendant trois semaines avant de pouvoir sortir sa liste. J’espère qu’il connaît bien les joueurs.

 

Par rapport au nombre de joueurs expatriés, vous ne pensez pas qu’on pouvait fait appel à d’autres ?

 

Le match de dimanche est sans enjeu alors il ne sert à rien de faire appel à un nombre important de joueurs évoluant à l’étranger qui ne vont rien apporter. Il ne faut pas convoquer des gens juste pour gonfler l’effectif. Ce n’est pas bien. C’est bien de donner la chance aux joueurs locaux de s’exprimer. Ce n’est pas grave. Et si le sélectionneur national fait appel à un joueur c’est que ce dernier a des potentialités.

 

Les Ecureuils ont-ils une chance de gagner le match contre le Rwanda ?

 

J’espère que les dieux des stades seront avec les Ecureuils et que la chance va les accompagner pour qu’ils puissent gagner cette rencontre. Le match va se jouer à la capitale donc il n’y a pas de souci.

 

Quelles sont vos impressions par rapport à la crise qui perdure au sein de la Fédération béninoise de football ?

 

La crise, ça perdure et d’ailleurs ça n’arrange personne. On veut que tout rentre dans l’ordre pour qu’on puisse avoir de très belles choses à l’avenir. On en a marre. Que les championnats reprennent, nous voulons retrouver les stades.

 

Pensez-vous qu’on peut résoudre cette crise ?

Que les différents acteurs de la crise fassent des concessions et que le fair-play puisse dominer. Que les gens reviennent à de meilleurs sentiments. Que les gens fassent preuve de simplicité.

Propos recueillis par Arthur SELO