La Nouvelle Tribune

Sélection des Ecureuils du Bénin : les vraies raisons de la mise à l’écart de certains joueurs

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Les Ecureuils qui doivent défendre les couleurs du Bénin, dimanche prochain à Bujumbura pour le match Burundi ≠ Bénin comptant pour la 4ème journée des éliminatoires Can Gabon/ Guinée Equatoriale 2012, sont depuis hier sur le sol burundais. Mais l’expédition burundaise suscite diverses questions à cause de la non sélections de certains professionnels. Pour dissiper les inquiétudes des Béninois, le sélectionneur national Edmé Codjo a apporté des clarifications à ce sujet.

Pour sauver les meubles, les Ecureuils du Bénin qui effectuent, depuis hier, les derniers réglages du côté de la capitale burundaise, ont dû se passer de certains cadres de la sélection nationale. Si Damien Chrysostome avait émis le souhait de ne plus être appelé en sélection nationale, Razack Omotoyossi pour n’avoir pas de club, Romuald Boko certainement pour sa mauvaise performance du 5 juin dernier et Mouritala Ogoubiyi accusé d’indiscipline par certaines sources crédibles ont été pour le moment écartés de la sélection nationale. Emmanuel Imorou n’est pas convoqué pour avoir contracté une blessure dans le championnat portugais. Il s’est déclaré lui-même forfait. Mais les vraies raisons de l’absence d’Omotoyossi, Boco et Ogoubiyi sont du fait que le nouvel entraîneur national Edmé Codjo veut donner un autre état d’esprit à l’équipe nationale. En effet, il est de notoriété publique que certains joueurs de la sélection ont à la vilaine habitude de prendre la sélection nationale comme une ballade de santé où on ne vient que pour faire office de présence et encaisser les différentes primes. Cela est même une réelle source de motivation pour des courses effrénées de certains joueurs qui se font passer pour des Béninois après être recalés par la sélection de leur pays d’origine. Et une fois dans l’équipe du Bénin, rare sont ceux d’entre eux qui montrent une envie de mouiller véritablement les maillots pour la nation béninoise. D’autres raisons peuvent aussi être aussi à la base des absents remarquables dans le groupe. C’est les cas de Djiman Koukou que tous les amoureux du sport roi semblent reconnaître défaillants sur le plan technique ou de Nouhoum Kobéna, une victime de la crise politique libyenne. Mais, il faut se demander si le nombre élevé des locaux est dû à la participation du Bénin à la Coupe de l’Union Economique et Monétaire Ouest –Africaine (Uemoa) qui pointe à l’horizon?

Edmé imprime sa marque

Pour qui connaît l’actuel sélectionneur des Ecureuils, il n’est pas du genre à faire du sentimentalisme et Stéphane Sessègnon en sait aussi quelque chose. « La sélection nationale à deux portes : une porte de sortie et une porte d’entrée. Les joueurs qui sont prêts à mouiller le maillot pour leur pays, seront appelés en équipe nationale », dixit Edmé Codjo. A travers ces propos, on peut déduire aisément les motivations du technicien béninois de ne pas miser sur une grande partie de la légion étrangère. L’homme, pour avoir fait ses preuves au niveau de la formation des jeunes, apparaît être comme la personne idéale pour mettre en place une fondation avant de bâtir une équipe solide et compétitive. C’est sûrement ce qu’il tente déjà de montrer en retenant ce nombre important de locaux. Quand on voit tout le travail abattu avec les cadets, on peut dire qu’il est bien conscient de ce qu’il fait. De plus, La famille sportive béninoise sait l’effet que la crise a produit sur les joueurs. Mais ce choix n’est-il pas dicté par une échéance très proche comme la coupe de l’Uémoa ? En effet, cette compétition consacrée aux joueurs locaux est prévue pour se dérouler du 31 octobre au 06 novembre. Etant donné que les championnats nationaux sont aux arrêts depuis quelques mois et personne ne sait à quand le bout du tunnel, on peut comprendre que l’entraineur commence par affûter les armes pour défier les pays membres de cette union. Les supporters épousent les choix du collectif de sélectionneurs pourvu que la vague des raclés ne perdure.