La Nouvelle Tribune

Bénin : Désormais un bureau consensuel transitoire de 21 membres à la Fbf

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Avec l’implication personnelle de Patrice Talon, président de la République et grâce au dynamisme de Oswald Homéky, ministre des sports, les protagonistes de la crise au niveau du football béninois sont parvenus à une entente.

Le protocole d’accord qui consacre l’union de ces acteurs a été signé, vendredi 23 décembre au palais de la présidence. Anjorin Moucharafou dirige désormais un bureau consensuel de 21 membres   

Un nouveau départ au niveau du football béninois!? Comme l’espoir fait vivre, c’est avec l’espérance d’un renouveau dans la gestion des affaires du football que les amoureux du cuir rond ont reçu l’acte phare qui matérialise l’union des dirigeants du sport roi béninois. Devant le chef de l’Etat Patrice Talon, des ministres du gouvernement, des supporters et d’autres acteurs du football béninois, les différents protagonistes de la crise ont signé un protocole pour travailler de concert. Anjorin Moucharafou, Bruno Didavi et William Fangbédji ont paraphé le protocole pour le compte du camp Anjorin. Au niveau du camp Attolou, ce sont maitre Georges d’Alméïda, Athanase Boko,  et sylvain Lawson qui ont signé le protocole d’accord. Augustin Ahouanvoébla accompagné de Valère Kakaï Glèlè et Francis Gbian ont aussi apposé leurs signatures sur ce document. Pour le ministre des Sports, Oswald Homéky, ce conflit a trop perduré. C’est pourquoi il a salué l’humilité des uns et des autres pour l’aboutissement de cet acte même si le chemin pour arriver à cet accord consensuel a été parsemé d’embûches.

Satisfaction, joie et engagement

«Mais je fais confiance à ces acteurs qui sont devant vous », va rassurer Homeky avant de remercier le Chef de l’Etat Patrice Talon pour son implication personnelle. «Cette réconciliation marque le nouveau départ du football béninois », conclut-il. «J’ai pris l’engagement de vous accompagner dans la réalisation de votre programme d’activité (…). Je puis vous rassurer que cette nouvelle équipe qui a été mise en place sur votre l’égide, je vais la conduire en bon père de famille (…) », rassure Moucharafou Anjorin, désormais président du Comité de transitoire. Pour Georges Marie d’Almeida, le moment est venu de mettre la balle à terre. Au nom de son groupe, il prend l’engagement d’accompagner le gouvernement pour que le nom du Bénin puisse rayonner dans la sphère mondiale. Même son de cloche de Francis Koto Gbian qui, au nom de la famille du football a remercié le gouvernement béninois pour l’aboutissement heureux de cette crise. «Je suis content d’assister à la signature de l’acte qui consacre la réconciliation de la famille du football », dira le président Patrice Talon qui ajoute qu’il y  trouve une fierté incroyable. Pour le Chef de l'Etat, cet acte est un mérite collectif qu’il faut saluer. «Nous  rentrons, à partir d’aujourd’hui, dans une période de grâce», a-t-il laissé entendre avant de souligner qu’il est un homme chanceux. « Je suis chanceux, je suis un homme chanceux », fait-il savoir. «Si nous nous donnons ces atouts à partir d’aujourd’hui, le football béninois réussira à lever des trophées sur le plan régional et même mondial» a rassuré Patrice Talon avant de conclure «Votre dévouement pour le football nous amènera à voir une année 2017 qui consacrera le nouveau départ dans le football.»

Revoir les textes

Ce protocole stipule que désormais le football béninois est dirigé par le Comité exécutif consensuel et transitoire dont le mandat est de 18 mois et qui est composé de 21 membres des trois tendances. Les missions principales de ce Comité exécutif consensuel et transitoire sont de toiletter les textes pour enfin lever la discrimination qui empêchait certains d’être candidats ; faire en sorte que le cahier de charges soit défini pour la reprise des championnats, faire en sorte que tous ceux qui avaient été exclus pour des raisons d’affrontements, de combats, de conflits politiques entre les différents camps soient réintégrés et que désormais la feuille de route qui doit reconduire à la reconnaissance du football béninois soit conduite et validée de commun accord et scrupuleusement suivie par chacun des camps. Le ministère va superviser avec l’implication personnelle du président de la République la mise en œuvre de tout ceci. Le monde sportif béninois espère que ces acteurs vont jouer franc jeu