La Nouvelle Tribune

Tournoi de l’UEMOA : Le Bénin, un trouble fête sans arme

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L’équipe du Bénin a quitté Cotonou hier jeudi 24 novembre 2016 pour Lomé où elle prend part à la 7è édition du tournoi de football de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). A ce tournoi qui  se joue du 26 novembre au 3 décembre 2016, les Ecureuils se présentent avec la volonté mais sans véritables armes.

es Ecureuils locaux sont, depuis hier, à Lomé pour prendre part à l’édition 2016 du Tournoi de l’Uemoa. Dans les discours des joueurs comme de l’entraineur, l’équipe est prête pour le combat. Un certaine enthousiasme est manifesté pour cette équipe et d’aucuns nourrissent l’espoir qu’un miracle est possible à Lomé. C’est vrai que c’est le football et que tout peut arriver. Mais, il vaut mieux être réaliste et sincère, quitte à être agréablement surprise. Comme le ministre, tout le monde doit se mettre d’accord que cette équipe n’est pas taillée pour ramener le trophée au bercail au soir du 3 décembre 2016. Le Bénin, deux fois vice-champions de ce tournoi (2011 et 2013) se devait d’être un véritable challenger. Au contraire, l’équipe du Bénin semble être dans la posture d’un trouble fête, pas  au mieux de sa  forme. A part quatre joueurs qui évoluent au Niger, en Côte d’Ivoire et au Togo, les autres sont sans compétition depuis bientôt un an. Encore que le championnat de transition n’a été qu’une farce qui n’a duré que le temps d’un feu de paille. En clair, ces joueurs béninois manquent cruellement de compétition. Or ils vont disputer un tournoi où figurent des équipes comme le Niger dont le championnat est régulier avec des clubs qui jouent la ligue des champions, la Côte d’Ivoire dont la qualité du championnat n’est plus à démontrer, le Sénégal, le Mali et le Burkina-Faso. Les joueurs de ces pays et même de la Guinée-Bissau sont en championnat ou ont fini leur championnat il n’y a pas longtemps. On a beau avoir du  talent, sans compétition, on ne peut jamais être dans la plénitude de ses moyens encore moins prétendre au haut niveau. Et même si le tournoi de l’Uemoa n’est pas le haut niveau, il faut un minimum de compétition dans les jambes pour y aller.

Une préparation trop corsée

Sortis de leur repos qui semblait interminable, ces joueurs ont été soumis à un rythme de travail infernal. En un mois, ils ont été chargés comme si le staff croyait fermement qu’il peut leur faire rattraper tout ce qu’ils ont perdu en un temps record. Mieux, le staff technique a sollicité et obtenu un périple qui a conduit l’équipe au nord du pays pour jouer pas moins de trois matches en une semaine. De retour à Cotonou, l’équipe a multiplié les voyages à Dogbo, à Bohicon et à Pobè pour des matches amicaux contre des clubs de première et deuxième division. Il y a donc le risque que les joueurs surtout ceux qui ont été le plus utilisés craquent. Le risque d’un grand coup de fatigue plane sans doute si les joueurs n’ont pas bien encaissé tout le travail abattu.

Il faut relever que l’équipe n’a affronté que des clubs de première et deuxième division du Bénin qui sont sans compétition depuis des mois. C’est dire que l’équipe n’a livré aucun match de référence. Et même avec ces matches amicaux de seconde zone, on a noté des carences. L’équipe marque très peu de buts et encaisse presque toujours. Les joueurs ne sont pas incisifs, l’équipe manque de créativité et de leader technique. Elle ne se présente donc pas à ce tournoi dans les bonnes dispositions. Alors, une finale serait déjà de l’ordre de ‘’miracle’’, un bonus pour le Bénin. Rappelons que le Bénin évolue dans le groupe B aux côtés de la Guinée-Bissau, du Burkina-Faso et du Sénégal

Mathias Déguénon a oublié de publier sa liste  

deux jours du début de la compétition de Lomé, on n’a toujours pas la  liste des joueurs retenus. Les joueurs béninois ont pris leur quartier dans le même hôtel que le pays organisateur (le Togo) de ce tournoi de l’Uemoa dans la soirée d’hier jeudi. Et tout le monde a vu l’inconcevable. Comment, un entraineur national peut emmener une équipe nationale à un tournoi sans publier la liste des joueurs qu’il a retenus? Mathias Déguénon en plein dans son amateurisme a manqué de rendre publique une liste. Lui qui, pourtant à la sortie du dernier match amical de son équipe mercredi dernier, a clamé que la liste qui circule sur les réseaux sociaux n’est pas la sienne. Il a alors promis rendre publique sa liste dans les heures qui suivent. Mais, au moment où nous mettons sous presse et que l’équipe séjourne déjà à Lomé, cette liste n’est pas encore sortie. C’est inconcevable pour un entraineur de l’équipe nationale. Cela dénote d’un amateurisme qui frise l’irresponabilité