La Nouvelle Tribune

JO 2016 : les athlètes béninois continuent sur leur lancée

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A moins d’un mois du coup d’envoi des JO d’été, les sportifs béninois sont dans les starting blocks. La compétition démarre le 5 août prochain à Rio de Janeiro, au Brésil. Le point sur les personnalités attendues et leurs chances de médaille.

Athlétisme : Noélie Yarigo fait la course en tête

Noélie Yarigo est la meilleure chance de médaille du Bénin pendant ces Jeux Olympiques. Considérée par les médias comme la seule athlète béninoise de haut niveau, la « guéparde » est championne de France 2016 du 800 mètre. Après avoir largement dominé pendant le meeting français de Lillebonne (Normandie), Noélie continue son entraînement et vise la finale sans complexe. Militaire de formation, elle se prépare quotidiennement et pourrait créer à nouveau la surprise. Rappelons qu’elle a gagné son meeting normand après 3 semaines loin des pistes, suite à une crise de paludisme. Une capacité à rebondir qui laisse présager des résultats impressionnants.

Escrime et judo : Yémi Apithy et Celtus Dossou-Yovo s’envolent pour Rio

Côté escrime, c’est Yémi Apithy, 27 ans, qui portera les couleurs du bénin. Podologue de métier, ce franco-béninois avait manqué de peu sa qualification aux JO de Londres (2012). Il compte profiter de la compétition brésilienne au maximum… Avant de se retirer de la scène sportive internationale. La cote du double vice-champion d’Afrique sur les sites de paris sportifs s’en ressent : Apithy sait que ses chances de l’emporter sont minces.

Pour le judo, c’est Celtus Dossou-Yovo qui représentera le Bénin (catégorie -90kg). Son parcours s’annonce difficile puisqu’il affrontera des combattants déjà médaillés, venus notamment du Japon – pays leader dans cette discipline - et de France. Il sera le seul porte-étendard pour ce sport. Son compatriote Jacob Gnahoui, 29 ans et évoluant dans la catégorie des moins de 60kg, sera malheureusement absent. Gnahoui a été le premier qualifié pour ces JO d’été, mais a été absent des deux dernières compétitions qualificatives faute de moyens. Il n’a donc pu conserver sa place et décrocher son ticket pour le Brésil.

Aviron : Privel Hinkati finalement absent

Le rameur d’origine béninoise, qui pratique l’aviron depuis ses 14 ans, s’est beaucoup battu pour obtenir sa place pour les JO. 25 heures d’entraînement par semaine, stages en Suisse et aux Etats-Unis, compétitions en France : il aura fait le maximum pour tenter de se qualifier.

En préparation depuis 2014, Privel s’est même démené pour pouvoir s’acheter un bateau suffisamment performant. Il a créé seul la Fédération Béninoise d’Aviron en 2015 et, ayant peu de moyens, a cherché des sponsors et lancé une demande de contribution sur Internet.

Des efforts qui n’ont finalement pas payé, ses performances en régate de qualification ayant été insuffisantes. Mais sa motivation sert d’exemple et contribue – malgré les échecs - au développement de la scène sportive béninoise.