La Nouvelle Tribune

Bénin # Malawi (1-0) : une victoire pas trop rassurante pour les Ecureuils

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Dans l’antre du stade de l’amitié de Kouhounou à Cotonou dimanche dernier, les Ecureuils du Bénin ont souffert pour arriver à bout des Flammes de Malawi (1-0) regroupées dans leur base arrière. Une victoire étriquée qui ne met pas le Bénin à l’abri pour la manche retour.

Le stade de l’amitié de Kouhounou n’aura pas été l’enfer pour les Flammes du Malawi. Le public n’a pas fait le déplacement et les associations de supporters comme la Fébas, ont décrété une journée stade morte pour mésentente entre elles et la Fédération. C’est donc dans un stade clairsemé, arrosé par une fine pluie que les Ecureuils ont accueilli leurs homologues, les Flammes du Malawi. Et le Bénin s’est présenté sur la pelouse verte avec une équipe remodelée dans un système de 4-2-3-1 avec un duo expérimental formé par Jean Ogouchi et Mama Séïbou devant la défense. Contre Sao-Tomé et Principe, Ogouchi avait évolué en défense centrale. Alors, dans cette nouvelle configuration, l’ancien joueur de Avrankou Omnisport ne s’est jamais retrouvé dans ce match intense et assez physique. Face à une équipe Malawite venue pour garder sa cage vierge et qui a évolué dans un 5-4-1, le Bénin a véritablement peiné dans le jeu. On a eu la preuve que Didier Ollé –Nicolle n’a pas encore trouvé pour cette équipe la cohésion nécessaire et son milieu de terrain s’est trop vite perdu dans le vent léger qui a traversé le stade durant la partie.

Un but du virtuose Sessègnon

Dans une partie mal engagée tactiquement et physiquement où le Malawi a choisi de jouer pour un match nul, le Bénin n’a pas montré grand-chose. Pas d’action construite, pas de préparation dans les attaques sauf 53è et 63è minutes. Alors, Oré sur le côté gauche de la défense béninoise trouve Barazé (entrée à la place de Ogouchi) qui coulisse pour Mama (63’). Ce dernier sert Rudy qui lui remet la balle pour une frappe à côté des buts de Harawa. Le reste, l’équipe béninoise a manqué de vivacité, de promptitude devant les buts (Sessègnon 61’), d’agressivité sur le porteur de balle et d’efficacité. Malgré l’ouverture du score par Sessègnon (1-0, 18’), le Bénin ne s’est pas facilité la tâche. Portant, les Ecureuils ont eu des occasions pour tuer le match. Jodel trouve la barre transversale (51’), frappe à côté (53’), Sessègnon met une pointue à côté (61’). Le Bénin a pu se procurer huit occasions de buts. Pour le capitaine, on retiendra le but et deux passes qui auraient pu amener de but si ses coéquipiers avaient été vernis.

Mouri, l’indiscipliné

Dans cette rencontre où les Malawites ont été bien menaçants  hors de leur moitié de terrain à chaque fois que les joueurs place une contre-attaque, on a eu quelques satisfactions. Le jeune Fortuné Oré a pu tenir son couloir gauche avec poigne malgré quelques prises de risque inutiles et quelques mauvais choix. Nana Badarou aussi a fait son match. La grande satisfaction aurait été Jodel Dossou. Remuant et dangereux de bout en bout, il a été le seul a véritablement tourmenté la défense malawite. Mais, trop sûr de sa qualité technique et de sa facilité à dribbler, il a souvent fait un geste de trop. Mouri n’a pas été fringant et son geste après sa sortie aura rappelé ses caprices. Pas content de sortie, il n’a pas serré la main à son remplaçant ni au coach et est allé directement au vestiaire en rouspétant.

Rude, cette rencontre a enregistré deux cartons rouges (Nana Badarou côté béninois) et un blessé côté malawite, Nyirienda Harry, évacué après un choc avec Réda Jonhson. Et au terme d’un match assez terne et tactique, le Bénin gagne sous l’œil de Christian Gourcuff, nouvel entraîneur de l’Algérie, et devant le Président de la République Boni Yayi qui a pris siège à la loge officielle dès la 34è minute. La manche retour dans deux semaines s’annonce difficile pour les Ecureuils.