La Nouvelle Tribune

Echauffourée au stade d’Avrankou :la ligue doit sanctionner et revoir la sécurité sur nos stades

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Les incidents de violence qui ont entaché la fin du match Avrankou - Energie de la SBEE joué sur les installations du stade d’Avrankou Omnisports le dimanche 9 février 2014 vient remettre en cause  la  question  sur le dispositif sécuritaire déployé sur nos stades lors des matchs du championnat.

lI est des spectacles que personne n’aime voir sur les stades de football et qui porte atteinte au premier principe de la Fifa et de la Caf: le fair-play. Des supporters d’Avrankou ont passé à tabac le trio arbitral qui a officié la rencontre entre leur équipe et celle des Electriciens de la Sbee. Ils ont blessé le deuxième assistant ; grièvement blessé avec six points de suture. Admis à l’hôpital de Danto à Porto- Novo, Lucien Hountonou a été pris en charge par le personnel du centre de santé. Les vandales qui se sont fait passer pour des supporters ont giflé du cadreur Tossou François et lui ont pris son trépied qu’il a fini  par récupérer. Le reporter de la radio univers de l’Université d’Abomey-Calavi a été encerclé, violenté et s’est vu arracher son téléphone portable avec d’être sauvé par les gendarmes qui l’ont mis dans leur véhicule et  l‘ont  conduit jusqu’à leur compagnie. Et c’est delà qui a pu prendre un taxi pour rentrer à Cotonou. Des dirigeants de  ENERGIE ont sérieusement été  tabassés. 

Ceci parce que l’arbitre central a accordé un pénalty (90’+3) à l’équipe d’Energie alors que Avrankou menait au score (2-1). Après la transformation du pénalty par Wangbè Gnofan, ces badauds ont envahi l’aire de jeu. Ainsi, ces supporters ont jugé bon d’investir l’aire de jeu pour violenter  les arbitres, les joueurs de l’équipe adverse et les reporters sportifs.

Dispositif sécuritaire défaillant

Face à ce piteux spectacle et à ce passage tabac et à sang, les forces de l’ordre n’ont pas pu grand-chose. Ils ont été vite débordés par les supporters enragés. Et c’est la véritable inquiétude. Le dispositif sécuritaire qu’on déploie sur les stades lors des rencontres du championnat national est mauvais. D’abord, à plusieurs reprises déjà, des matchs ont démarré sans la présence de force de l’ordre. Ensuite, le nombre d’agents est dérisoire. Pour la rencontre entre Avrankou et Energie, seulement cinq gendarmes sont venus et ceci longtemps après le démarrage du match. Comment peut-on envoyer cinq gendarmes pour assurer la sécurité dans un stade de football où la passion peut vite déborder ? La sécurité des joueurs, des officiels, des reporters sportifs et même des spectateurs doit être une priorité pour la ligue et tous les présidents de clubs surtout que sur la majorité  de nos stades, l’aire de jeu n’est pas protégée par des grilles comme au stade de à Kouhounou. 

Il faut que la ligue professionnelle de football prenne ses responsabilités. Il faut sanctionner durement ces vandales. Car, il faut qu’Avrankou soit un exemple puisque c’est le club du président de la fédération. Il faut donc sanctionner durement ces incidents pour qu’on ait plus ce genre de spectacle sur les stades. C’est déjà heureux que le président de la Fbf se soit fendu d’un communiqué pour désapprouver ces vandales. Mais il faut aller loin dans la sanction et dans la prise de responsabilité.