La Nouvelle Tribune

Malaise dans la famille du football béninois : la réconciliation semée d’embûches

Espace membre

Le football béninois n’est pas encore sorti de l’ornière. Il a du plomb dans l’aile à travers la réconciliation qui peine à s’amorcer. A la faveur d’une conférence de presse organisée la semaine dernière, le porte-parole de la Fédération béninoise de football ( Fbf), Francis Koto Gbian, a déclaré que la qualité de certains des pétitionnaires qui ont demandé la convocation d’un congrès extraordinaire pose problème car il existe parmi les signataires de la pétition des gens qui ne sont pas aptes à le faire.

Mais cette pétition a eu le mérite de réveiller tout le monde et de parler des sujets qui fâchent. Quand on convoque une assemblée générale extraordinaire, il y a toujours un piège. A propos de la réconciliation, il a affirmé que la Fédération travaille pour l’unité de la famille sportive. Il fait donc implicitement allusion à la commission de réconciliation mise en place tout récemment par le président de ladite Fédération Augustin Ahouanvoébla. Mais que peut cette commission de réconciliation lorsqu’ on sait que la crise qui secoue le sport roi béninois est plus profonde que cela ? Aujourd’hui , il y a trois camps qui sont en train de se regarder en chien de faïence à savoir respectivement les camps de Augustin Ahouanvoébla, de Victorien Attolou et de Bruno Didavi. De même au sein du groupe du président de la Fédération, on remarque encore une division. Chacun au sein du comité exécutif de la Fédération est en train de se positionner pour les élections de 2017. Or, les membres actuels de la Fédération sont élus, il y a à peine quatre (04) mois. Cela a d’ailleurs été reconnu par le porte-parole de la Fbf. Pour lui, « il y a des personnes tapis dans l’ombre et qui tissent les ficelles». A ce sujet, sur un ton ferme, il a invité ces dernières que les élections sont terminées.

La vraie réconciliation

Pour qu’il y ait une vraie réconciliation, il faut que chacun accepte de faire des sacrifices. Cela est d’autant plus important car le football béninois a besoin d’un nouveau souffle pour son développement. Les férus du cuir rond n’ont plus besoin d’une nouvelle crise. Alors, chacun des intervenants dans le football béninois, en ce qui le concerne, doit faire violence sur lui –même. C’est par la compréhension des uns et des autres que le sport roi connaîtra un essor dans l’univers footballistique béninois. Personne ne doit rester en marge de cela. Comme on le constate, l’esprit du sacrifice doit guider la mentalité de tous les acteurs.