La Nouvelle Tribune

Didier Aplogan doit faire rayonner le volley béninois

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Sans surprise, l’ex-ministre des sports a été reconduit à la tête de la Fédération béninoise de volley-ball samedi dernier. Mais, ce nouveau mandat sonne comme une seconde chance pour Didier Aplogan Djibodé Il était le seul candidat au poste et sans protocole, Didier Aplogan a été plébiscité par ses pairs du volley à la tête de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb).

Il obtient donc un deuxième mandat de quatre ans. Mais ce mandat qui est comme une seconde chance accordée à un président qui, malgré des efforts, n’a jamais réussi à faire du volley-ball béninois un sport compétitif hors de nos frontières. Et c’est là le principal défi que l’ancien et nouveau président de la Fbvb doit relever. Cela passe d’abord par une réorganisation interne du volley au sein des différents démembrements de la fédération. Au niveau de chaque département et commune, Didier Aplogan se doit de trouver la formule nécessaire pour faire jouer les jeunes. Pour cela, il faut l’organisation fréquente de compétitions afin de maintenir les jeunes talents dans la ferveur et le stress des grands soirs où la victoire ou l’échec peuvent leur donner le goût de la gagne et la force de caractère de ne jamais renoncer. A force d’être en compétitions tout le temps, les jeunes vont acquérir les armes pour apporter de la résistance aux deux équipes (homme et dame) de volley-ball de l’Université d’Abomey-Calavi qui dominent de façon arrogante le volley-ball béninois mais qui n’ont jamais réussi à sortir le bout de leur nez lors des compétitions sous-régionales et continentales. Elles ont souvent surfé sur le faible niveau de leurs concurrents amis de la place. Quand il s’agit de lever le ton et de hausser le niveau de jeu, elles se retrouvent à la traine comme ce fut le cas lors de la dernière coupe des nations zone B organisée, l’année écoulée, par le Bénin aux palais des sports et au Hall des arts de Cotonou. Les joueurs se voient trop beaux à force de ne pas avoir de la concurrence. Comme quoi il y a un certain manque de rigueur et de discipline ; non seulement dans la formation même aussi dans le choix des joueurs et des hommes au niveau de cette fédération. La plus flagrante preuve de la légèreté qui règne au sein de cette fédération est l’apparition du poste de 3è vice-président à l’issue des élections du samedi dernier, alors même que dans la liste des candidats et des postes, il n’y avait pas ce poste. La tenue effective des compétitions statutaires de la fédération doit être de mise et on ne doit plus se refugier derrière la formule consacrée «on n’a pas les moyens» qui est l’apanage de toutes les fédérations sportives béninoises. On peut avoir peu et faire beaucoup. Il suffit de savoir orienter les efforts, les ressources et d’éviter de végéter dans l’improvisation. Didier Aplogan et son équipe doivent saisir cette chance et imprimer une nouvelle dynamique au volley-ball béninois.