La Nouvelle Tribune

Bénin # Rwanda : les Ecureuils jouent pour une revanche

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Pour la dernière journée des éliminatoires du Mondial brésilien, les Ecureuils affrontent dimanche, au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les Amavoubis du Rwanda. Un match qui compte pour du beurre, mais que le Bénin doit gagner.

 

On ne peut pas dire que c’est le match le plus important. Parce que le match que  s’apprête à livrer les Ecureuils du Bénin, et qui compte pour la dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde Brésil 2014, ne va rien changer à la situation du Bénin dans ce groupe H. Du moins dans la course pour un billet pour les barrages. Que se soit le Bénin ou le Rwanda, les deux équipes sont déjà éliminées. Mais, les Ecureuils de Oumar Tchomogo ne peuvent pas se permettre de perdre ce match-là. Ce n’est pas bon, ni pour l’équipe, ni pour l’entraineur par intérim. Le Bénin a une revanche à prendre sur son adversaire de dimanche. Pour les éliminatoires de la Can 2013, les Amavoubis sont venus battre, au Stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, les Ecureuils (1-0). C’est dire que Sessègnon et ses coéquipiers n’ont pas le choix. Ils doivent à tout prix laver l’affront et montrer à tout le monde que c’était un faux pas de se faire battre sur son terrain par le Rwanda.

En outre, gagner ce match est aussi un enjeu sportif. Pour le Rwanda comme pour le Bénin, les trois points de cette rencontre permettront d’éviter de prendre par à des préliminaires lors des éliminatoires de la Can 2015 et du mondial 2018. Pour Oumar Tchomogo, entraîneur  par intérim, c’est l’occasion de taper à l’œil des responsables, en vue d’être titularisé au poste. On le sait, il  lorgne de plus en plus vers le poste, depuis un certain temps, et son désir de l’avoir est ardent. Dans certains milieux, il exprime bien son envie, même si certains estiment qu’il n’a pas les aptitudes requises pour le boulot.

Un match difficile

Les matches se suivent mais ne se ressemblent pas. Mais, l’enfilade du dimanche prochain s’annonce bien difficile pour des Ecureuils qui ont su se relever de la correction algérienne (3-1 en match aller, et 3-1 au retour à Porto-Novo). S’appuyant sur un heureux et assez prometteur nul (2-2) à Bamako, contre les Aigles du Mali, ils semblent prendre conscience de l’enjeu, rassure Rudy.

Mais voilà, le Bénin n’a toujours pas inséré dans ses  habitudes, d’honorer les journées Fifa, qui lui auraient permis de faire une revue de troupe. Au cœur de tous les enjeux de l’élection à la Fédération, ils n’ont pas été gâtés par les tergiversations, ni par l’improvisation des responsables et du ministère, qui ont mis assez de temps avant d’envoyer les billets d’avion. De sorte que jusqu’à hier, on continuait d’attendre des joueurs. Et le regroupement a accusé un jour de retard, pour ne commencer que le mardi passé.

C’est de notoriété publique que les joueurs béninois évoluant en Europe, ne sont pas des cracs. En dehors de Stéphane Sessègnon et de Rudy, qui bénéficient des bouts de match en première ligue anglaise, les autres sont des joueurs de seconde zone, qui n’en finissent pas de cirer les bancs de touche, ou qui évoluent dans des championnats de bas niveau. Donc, malgré le fait que les championnats aient repris en Europe, les joueurs béninois n’ont pas assez de temps de jeu dans les jambes. Mieux, l’équipe béninoise qui joue le Rwanda, semble battre le record de joueurs locaux. Alors que les championnats nationaux de première et deuxième divisions ont pris fin depuis près de trois mois. Oumar Tchomogo a fait appel à une horde de joueurs sans compétition, à moins d’une semaine du match. Et ce groupe va affronter une équipe du Rwanda qui évolue en altitude. Autant dire que la fraîcheur physique sera rwandaise. En plus, dans les buts, le Bénin n’a pas son meilleur atout. Farnolle n’est pas dans le groupe, et  c’est surement Saturnin Allagbè qui sera titulaire. Le reste, à  part Imorou (blessé), ce sera les mêmes qui ont affronté le Mali, qui vont débuter la rencontre. Même si Tchomogo rassure qu’il n’est pas superstitieux, on attend de voir si le Bénin va laver l’affront.