La Nouvelle Tribune

Les faits marquants dans le sport au Bénin depuis 1960

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On ne dira pas que le Bénin a réalisé quelque exploit,  après 53 ans de souveraineté nationale et internationale. Pendant cinquante trois ans, le Bénin a fait de l’amateurisme et de l’improvisation ces passe-temps favoris.

Ainsi,  les différentes fédérations ont plus fait de la politique que du sport. Plus que des guerres de  personne, c’est la chasse aux intérêts personnels qui a préoccupé les dirigeants de fédérations.  Dans un univers sportif où les  exploits sont des denrées rares, à l’occasion de la célébration de la 53è anniversaire de notre indépendance, votre journal a essayé de ressortir quelques résultats et faits marquants du sport béninois.

1991

Boxe. Sagbo Aristide alias ‘’Sowéto’’ est devenu champion d'Afrique dans la catégorie des poids plume en 1991, défendant son titre trois fois, avant de le perdre en 1993 face au Nigérian Joe Orèwa. Né le 5 mai 1968, il est mort assez tôt, le vendredi 15 décembre 2000 au Centre Hospitalier et Universitaire de Cotonou, à la suite d'une maladie de sang. Il reste le boxeur béninois le plus titré. Avec lui, Nazaire PADONOU, Georges BOKO, ont fait vibrer, de leurs poings, les rings africains tout au long de la décennie 1990.  Après eux, quelques autres, comme Chitou Shafiq (léger), Loko Clément (coq), John Fiazonli (mouche), vont suivre.

1987

C’est l’année où Les Dragons de l’Ouémé du Bénin sont allés jusqu’à l’étape des demi-finales de la Ligue africaine des clubs champions. Ils ont été éliminés par le club Golmanya du Kenya. Depuis, le club de la capitale politique du Bénin reste le seul club du pays à avoir effectué un tel parcours dans une compétition officielle de la Confédération Africaine de Football. Les Dragons de l’Ouémé de cette époque, avaient dans leurs rangs des joueurs comme Peter Roufaï, Appiah Koffi Droukou, Brin Madjidi, Kalilou Amassa, Théodore Ahouassou...

 Aujourd’hui, les Dragons de l’Ouémé sont devenus un club de seconde zone qui, lors des championnats d’élite béninois, se retrouvent à jouer pour le maintien. Depuis plusieurs années, ils ne peuvent prétendre à la ligue des champions, et l’Aspac qui s’y attache, ne compte qu’une accession au second tour.

2005

Le Bénin a eu la chance d’organiser la Coupe d’Afrique des Nations (Can) juniors. La sélection béninoise, emmenée par un certain Romuald Bocco, s’est hissée en demi-finale, après une raclée reçue des Flying Eaglet’s (0-3) lors du match d’ouverture. Après ce match, le Bénin a perdu son gardien Sèmiou Kampos. La bande à Bocco a ensuite dominé  la Côte-d’Ivoire (4-1) et fait un match nul (3-3) contre le Mali, avant de s’adjuger la troisième place, synonyme de qualification au mondial 2005 de la catégorie. Au Pays-Bas où s’est déroulée  la compétition, les juniors béninois n’ont joué que les trois matchs de poule. Après deux nuls (1-1) contre le Japon et l’Australie, ils ont frôlé la qualification pour les quarts de finale, en se faisant battre (1-0) par le pays hôte avec un but d’Edwige Maduro, capitaine de la sélection hollandaise. Depuis, le Bénin n’a plus disputé cette compétition mondiale. De plus, c’est seulement en 2013 que le pays a participé à sa première Can junior hors de son territoire national. Pour disputer cette Can junior organisée par l’Algérie, les Ecureuils ont balayé les Eléphanteaux de la Côte-d’Ivoire (aller à Porto-Novo 4-O; retour à Abidjan …..) et les Lionceaux du Sénégal (aller à Porto-Novo 4-1, retour à Dakar 1-0). Mais, à Trémouchen, ils ont perdu leurs trois matchs de poule dans un groupe où se trouvait l’Algérie, le Ghana (futur demi-finaliste du mondial junior Turquie 2013) et l’Egypte.

2004

Football. Le Bénin, après quarante-quatre ans d’accession à la souveraineté nationale et internationale, a pris part à sa première Coupe d’Afrique des Nations, en 2004 en Tunisie. Une qualification obtenue de fort belle manière, en terminant premier de son groupe où figurait la Tanzanie, le Soudan et la Zambie battue à Cotonou (3-0) avec un splendide but de Moussa Latoundji, le 6 juillet 2003, en clôture des éliminatoires de cette Can 2004. L’aventure tunisienne a tourné court pour les Ecureuils qui ont été battus par l’Afrique du Sud (2-0), par le Maroc (4-0) et le Nigeria (2-1). On retiendra de cette première Can, la célèbre et triste phrase du petit milieu de terrain béninois Jocelyn Ahouya : «Quand je cours, l’argent me tire par derrière» alors que le Bénin avait mal débuté la compétition. Après cette première Can, les Ecureuils vont prendre part à la Can 2008, avec les dérapages de Sékondji Takoradi (Ghana) et à la Can 2010 en Angolais, avec Michel Dussuyer sur le banc.

2011

L’équipe de handball junior du Bénin se qualifie pour la première fois pour le Challenge Trophy et la coupe du monde junior. Les Ecureuils juniors handballeurs vont prendre part à ces deux compétitions, au mois de juillet 2011, avec beaucoup de difficultés au plan administratif et au plan financier. L’équipe, emmenée par le capitaine Romaric Akozé, va créer la surprise en terminant troisième au niveau du Challenge Trophy. Le handballeur béninois Romaric Akozé des Flowers, a été élu meilleur ailier et meilleur de la compétition, avec 32 réalisations, sans oublier qu’il a été l’homme du match lors de la 1ère sortie.

2004

Le Bénin a participé, pour la première fois, à la Coupe du monde de pétanque, la 46è de l’histoire, à Grenoble en France. L’équipe béninoise n’a pas été ridicule. Elle a marqué tous les esprits avec Gérard Agossa, qui a fini médaillé de bronze en tir de précision, dont l’Or a été remporté par Sami Atallah.

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Anjorin Moucharafou (Football), est le seul béninois depuis 1960, à intégrer le Bureau exécutif de la Confédération Africaine de Football (Caf). A l’issue des élections tenues le 9 mars 2013 à Marrakech, le président de la Fédération Béninoise de Football (Fbf) est élu par ses pairs comme membre de ce Comité exécutif. C’est aussi avec lui que le Bénin a réussi à se qualifier pour deux Can successives (Ghana 2008 et Angola 2010). Alors que les élections à la Fbf sont en perspectives, il vient de se retirer de la course à sa propre succession, après douze ans dans les sérails du football, dont huit à la tête de la fédération.

Mouri Ogoubiyi (Football)

Vainqueur de la Ligue des Champions de la CAF en 2004, avec l'Enyimba FC et en 2007, avec l'Étoile du Sahel Vainqueur de la Coupe de la CAF en 2006, avec l'Étoile du Sahel, Mouri Ogoubiyi est et reste le seul joueur africain a remporté le plus titre africain. Il a joué une demi-finale de la Coupe du monde des clubs, en 2007 avec l'Étoile du Sahel, a gagné la Super coupe d'Afrique, en 2004 avec l'Enyimba FC et en 2007 avec l'Étoile du Sahel, la Coupe de France en 2009 avec Guingamp.

Damien Dovi (karatéka)

Seul béninois à avoir remporté une coupe mondiale, Damien Dovy est un binational. Français d’origine béninoise, il a remporté la médaille d'or aux Championnats du Monde de Karaté 2002, au kumite 60 kg des hommes, sous le drapeau du Bénin, après l’avoir gagné pour la France en 1994.  Né le 31 Mars 1966 à Vitry-sur-Seine, en France, c’est un karatéka français qui a remporté plusieurs médailles aux compétitions de haut niveau de Karate Championships, championnats d'Europe de karaté, et au niveau mondial. Entre autres médailles, il a été médaillé de bronze aux Championnats du Monde de Karaté 2000, à la kumite 60 kg des hommes, médaillé d'argent aux Championnats européens de karaté en 1997, à la kumite 60 kg des hommes, médaillé d'or aux Championnats d'Europe 1996 de karaté, à la kumite 60 kg des hommes.