La Nouvelle Tribune

Faut-il croire en Valère Glèlè

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On n’y est pas encore, mais la bataille pour la présidence de la Fédération béninoise de football (Fbf) a commencé.

 Et on voit déjà chacun se positionner. Des amis d’hier sont devenus des adversaires, voire des ennemis…  Ainsi, on a vu deux groupes: le premier est celui du président sortant, appuyé par une partie dite minoritaire, et le second est emmené par Valère Glèlè et Augustin Ahouanvoébla. Dans les médias, on entend plus souvent les partisans de ce dernier groupe exprimer leur détermination à faire partir le président sortant de la tête comité exécutif de la Fbf. Et du lot des dissidents, un homme attire mon attention.  Valère Glèlè, vice président du comité exécutif de la Fbf.

 On le connaît, universitaire bon teint. On sait qu’il est toujours président de l’As Tonnerre de Bohicon. J’ose croire que le football ne lui a pas «tout donné» comme aime à le clamer le président de la Fbf. Mais, on ne savait pas que c’est la passion qui l’a amené dans le milieu du football. Il nous l’a dit la semaine écoulée sur le plateau de la chaîne nationale, et on a tous compris. C’est donc la passion qui l’a amené à combattre Anjorin Moucharaf avant la crise qu’a connue ce football. C’est la passion qui l’a vite fait rentrer dans les rangs quelques semaines plus tard. C’est la passion qui l’a amené à se faire accepter par Anjorin dans le comité exécutif actuel, après que certains membres aient démissionné. Et le plus important, c’est aussi la passion qui l’amène, une fois encore, à se dresser contre son président.

Mais non, cette façon de présenter les choses n’est pas correcte et productive. Car, la passion pour le football ne peut pas amener des gens à naviguer à vue, au point de paraître comme un affairiste débarqué dans le domaine et qui se tait quand ça l’arrange. Qu’il ne vienne pas nous dire que c’est sa passion qui fonde sa détermination à faire partir Anjorin, à quelques mois des élections à la Fédération. Car, on le sait et il l’a précisé, il est éligible, donc potentiel candidat, adversaire de l’actuel président. On comprend son agitation, et je me rends compte qu’il est bien intéressé. De grâce qu’il ne nous dise pas que c’est une stratégie pour endormir le tout puissant président.

Comment peut-on prétendre à un poste de responsabilité et être aussi inconstant dans ses prises de position et dans ses convictions? On l’a vu, Valère Glèlè est changeant et est capable d’entamer une action, et y renoncer l’instant d’après, sans demander ses restes. Lorsque la situation l’arrange, il peut se muer en Hermite. C’est avec étonnement et amertume que je l’ai entendu dire qu’il n’a jamais exercé la fonction de président de la ligue. Pourtant, Anjorin l’a nommé à ce poste et il était chargé de conduire les championnats de première et deuxième divisons.

Mais, il vient nous dire qu’il n’a jamais pu exercer cette fonction et que la seule fois où il a voulu présider une réunion dans le cadre de ses prérogatives, il a soulevé un tôlé. Certains on dit qu’il voulait «prendre la fédération». En ce temps-là, Valère Glèlè n’a rien dit. Il est resté muet. Mieux, il n’a jamais adressé une lettre au président pour renoncer à ce poste. Alors, lorsqu’il vient dire qu’on l’a utilisé, il me donne des raisons de douter de sa crédibilité. Plus grave, ce n’est pas responsable de sa part de venir sur un plateau de télévision pour dire qu’il a été utilisé.

Le Bénin, et en particulier le football, ne mérite pas un tel dirigeant. D’ici Août prochain, il sera probablement le seul candidat contre Anjorin. Les délégués auront donc à choisir entre deux maux. Il leur reviendra de trouver le moindre mal pour le football béninois. C’est le fond de ma pensée.