La Nouvelle Tribune

Can Junior : sans tambour, l’Egypte accroche sa 4è étoile

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Pour la finale de la 18è coupe d’Afrique junior, le Ghana a dominé une rencontre qu’il a fini par perdre aux tirs aux buts. 

Devant une équipe de Black Starlets assez solide, les pharaons juniors n’ont pas montré la puissance qui leur a permis de survoler le tournoi pour se retrouver en finale. Dix ans après leur dernier sacre (2003), devant près de six mille spectateurs hostiles et sur la terre de son frère ennemi, l’Egypte est monté sur le toit de l’Afrique. On ne dira pas que les Pharaons juniors n’ont pas mérité cette quatrième étoile. Sur l’ensemble des matches qu’ils ont livré, ils le méritent plus que les Black Starlets. Mais sur le match de la finale, les Ghanéens méritaient plus le trophée. Car, l’Egypte n’a jamais montré son jeu rapide, direct, fait d’une alternance de passes courtes et de longs ballons dans la défense adverse. Si les Pharaons juniors n’ont pas montré cette sérénité, cette efficacité, et n’ont pas dégagé cette puissance qui les a accompagnés au cours de cette compétition, cela n’enlève en rien le talent et la qualité de l’équipe ghanéenne. Les poulains de Sélas Tétéh sont montés d’un cran au-dessus de ce qu’ils ont montré jusque-là.

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Tactiquement, Lactey et ses coéquipiers étaient plus à l’aise. Mais, dans ce match, il n’y a pas eu de round d’observation. Et c’est l’Egypte qui a ouvert le score très trop. Sur penalty, Gomaa bat le gardien ghanéen (1-0, 4’). Le temps pour le Ghana de souffler et de revenir au score par Ofori sur pénalty (1-1, 7’). A part le but de Gomaa, l’Egypte est restée égale à elle-même, en faisant preuve de concertation et en procédant par des contre. La facilité de Refat à percer la défense ghanéenne (77’) n’aura rien apporté.  Le  Ghana aura beau cherché le second but en multipliant les occasions, comme cette frappe instantanée d’Ofori sur une passe d’Odjer (71’) ou celle de Salifu, des vingt mètres, sortie en corner pas Awad (75’). Narh (94’), Ofori (96’) auraient pu trouver les filets d’Awad. Même les prolongations n’y changeront rien. Il a fallu recourir aux épreuves des tirs aux buts, une torture pour les nerfs, pour voir, au bout de six tirs de chaque côté, l’Egypte soulever son quatrième trophée. Comme pour respecter la tradition qui fait que les Pharaons juniors décrochent un titre presque tous les dix ans, depuis leur premier sacre (1981). Les Ghanéens auront tout donné, mais il manquait ce joueur capable de donner la dernière passe dans le tempo. L’Egypte termine la compétition sans perdre le moindre match.