La Nouvelle Tribune

Can juniors 2013 : quel enfer pour les Ecureuils?

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Le tirage au sort de la phase finale de la Can juniors qui a eu lieu au Caire ce dimanche 9 décembre, a presque scellé le sort des Ecureuils juniors dans un groupe A où figure le Ghana, l’Egypte et le pays hôte, l’Algérie.

Pour écrire l’histoire du football national, David Djigla et ses coéquipiers ont du pain sous la planche. Le tirage au sort du dimanche dernier ne leur a pas fait de cadeau. Au match d’ouverture de la compétition le 16 mars 2013, le Bénin affrontera le pays organisateur l’Algérie. Ensuite, il devra se coltiner le Ghana et finir par l’Egypte. Sans aucun doute, c’est le pire scénario qui pouvait arriver aux Ecureuils. C’est dire que le rêve d’accéder en demi-finale paraît inaccessible. Car, dans ce groupe, le Bénin se frottera à deux équipes magrébines. Et par le passé, on a vu que ces pays du Nord n’ont jamais marché aux Ecureuils, que ce soit les seniors ou les juniors. Ce sont deux pays au football assez rapide par nature et qui ont l’habitude d’avoir des jeunes assez talentueux avec une culture tactique au-dessus de la moyenne. Physiquement, ils ont de la matière et il ne faut jamais crier victoire tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin de la rencontre face à ces équipes. Quant aux Black Starlets du Ghana, la tradition veut toujours qu’ils remportent le trophée de la compétition à chaque fois qu’ils y prennent part. Au niveau des catégories d’âge, l’objectif là-bas n’a jamais été à minima: c’est le trophée ou rien. Le Ghana a un passé qui le précède dans ces compétitions de jeunes où il s’est toujours montré assez régulier et efficace. La particularité de ce pays au niveau des jeunes est que l’équipe qui a joué les éliminatoires n’a pratiquement rien à avoir avec celle qui joue la phase finale. Le Ghana, dès qu’il est qualifié, reconstitue son équipe en faisant appel à ses jeunes qui sont dans des centres de formation ou dans des clubs  à l’extérieur. Le Bénin doit donc s’attendre à une grande équipe de Black Starlets. Théoriquement, le Bénin n’a aucune chance dans ce groupe.

Ne pas attendre mars

Mais, ce qui fait le charme du football, c’est qu’il y a beaucoup d’incertitudes et que dans un match tout peut arriver. Pour cela, il faut maximiser ses chances en se mettant tôt au travail. D’abord, il faut penser au staff technique. Ulrich Alohoutadé et son adjoint ont fait un bon travail. Mais, est-ce qu’ils sont capables de faire évoluer les joueurs à ce niveau, surtout avec ces équipes de première catégorie qui composent ce groupe A? En tout cas, les responsables en charge du football national doivent fixer tout le monde. Ils doivent confirmer ce staff ou nommer un autre au plus vite. Ensuite il faut se doter d’une feuille de route cohérente et applicable. Il faut que le travail commence au plus tard début janvier, pour donner du temps au staff technique et aux joueurs de créer des automatismes et d’apprendre à faire des efforts l’un pour l’autre. Il faut aussi travailler sur les acquis. Car, cette équipe qui est sortie des éliminatoires a montré de très bonnes choses. On peut toujours chercher quelques binationaux qui évoluent en Europe, tout en veillant à ne pas porter de coup à la cohésion du groupe. Une chose qu’il ne faut pas négliger, c’est la motivation des joueurs et du staff. Ne plus seulement apprendre à nos joueurs l’hymne nationale en entier mais ajoutons aussi les moyens financiers. Avant mars 2013, faisons ce qui est en notre pouvoir et attendre peut-être les impondérables du football pour frapper un grand coup dès le 16 mars prochain.
Arthur Sélo

Et si le Bénin se qualifiait pour les demi-finales

Evoluant dans le groupe A composé du Ghana, de l’Egypte et de l’Algérie, le Bénin aura fort à faire pour se qualifier pour les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) juniors Algérie 2013, synonyme d’obtention de son billet pour le Mondial des moins de 20 ans de football. Les Béninois doivent redoubler d’efforts, comme ce fût le cas en 2005 où ils ont réussi à obtenir leur billet pour la Coupe du monde Juniors qui a eu lieu aux Pays-Bas, où  la bande à Razack Omotoyossi, Abou Maiga, Yohann Djidonou, n’a pas pu franchir le 1er tour. Alors, avant que les coéquipiers du capitaine de la sélection des juniors, Dine Koukpéré, ne concrétisent leur rêve, ils doivent vaincre le Ghana, champion du monde juniors en 2009 en Egypte, le Pays organisateur l’Algérie, et l’Egypte qui a sérieusement marqué le football  des jeunes au plan africain et mondial. Pour que les poulains de l’entraîneur des Ecureuils juniors ne fassent piètre figure en Algérie, il faut que les responsables en charge de la gestion des équipes nationales mettent essentiellement l’accent sur les questions de l’organisation et du travail. C’est à ces seules conditions qu’ils peuvent créer la surprise en Algérie. Le ballon est donc rond pour tout le monde. Alors, il suffit que chacun y mette du sien. L’union sacrée autour des Ecureuils juniors serait aussi un atout.
Roland Affanou

Composition des deux groupes

Groupe A

Algérie

 Bénin

 Ghana

Egypte

Groupe B

Nigéria

 Mali

Rd Congo

Gabon