La Nouvelle Tribune

Les Ecureuils juniors font un grand pas vers la qualification

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Après une première période tactique et engagée des deux côtés, les Lionceaux de la Téranga ont fini, hier au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, par craquer (1-3) devant des Ecureuils juniors conquérants.

« Il va falloir travailler dur pour ne pas encaisser de but là-bas (au Sénégal dans deux semaines)» ; «le plus dur c’est là-bas». Par ces propos de  l’entraineur Ulrich  Alohoutadé et du milieu de terrain des Ecureuils juniors David Djigla au micro de nos confrères de la radio nationale à l’issue de  la rencontre d’hier, semblent ne pas s’enthousiasmer pour la victoire. Comme la plupart des joueurs, ils pensent déjà au match retour qui aura lieu dans deux semaines à Dakar. Un match qu’ils envisagent dur et assez difficile pour eux. Sans doute à cause d’une première partie de jeu assez laborieuse qui a vu les Sénégalais montrer une discipline tactique et technique assez impressionnante et une bonne condition physique. Ce qui n’a pas permis aux Ecureuils juniors de ne pas avoir grande chose sauf quelques incursions comme les frappes de Djigla (20’, 42’) et de Ezékiel (43’). Et c’est l’entraîneur des Ecureuils qui résume bien cette première mi-temps: «les Sénégalais ne nous ont pas laissé la moindre faille.»

« La patience est un chemin d’or ». Et pour de Alohoutadé et la poignée  de supporters, toutes les inquiétudes seront vite dissipées au retour des vestiaires. Même avec un surplus d’attaquants, les Lionceaux sont apparus désorganisés libérant des espaces. Mama Séïbou, ancien capitaine des moins de 17 ans  n’attendait que cela. A la réception d’une balle de Antonin Oussou, il fait un crochet pour éliminer un adversaire puis tente sa chance. Aidé par le rebond, il envoie la balle loger dans les filets de Niass Babacar (1-0, 54’) qui aura été le maillon le plus faible des Lionceaux. Car, sur les deux autres buts béninois, il n’est pas irréprochable. Cueillis à froid à l’entame de la deuxième partie, les Sénégalais n’ont pas lâché. Et sur chaque ballon, ils y vont à fond et leur pressing finit par payer à la 65ème minute. Une relance de Nabil Yarou contré par un Lionceau va finir dans la lucarne de Saturnin Allagbé (1-1). Le temps pour permettre aux Béninois de retrouver leur esprit, les Sénégalais ont tenté de prendre l’avantage au score à l’image d’une aile de pigeon de Ibrahima Dramé que le gardien des Ecureuils sort d’une belle claquette (71’). Après, les lionceaux ont perdu la route et se sont retrouvés dans le décor. Et les joueurs béninois frappent deux fois. C’est Antonin Oussou qui, d’une frappe des 20 mètres prend à contre-pied Babacar (2-1), marquant ainsi son troisième but dans ces éliminatoires. Ensuite Fousséni Lazardi assène le dernier coup, 82’, d’une frappe excentrée de 25 mètres. Et même des tentatives désespérées des lionceaux (89’ 90 +3’) n’ont pu rien changer. Après avoir écarté les Eléphanteaux (3-0 à Cotonou et 0-0 à Abidjan) de la Côte d’Ivoire au tour précédent, l’équipe béninoise devra confirmer son billet pour le rendez-vous d’Algérie 2013, à Dakar dans deux semaines.