La Nouvelle Tribune

Malaise à la Fédération béninoise de Taekwondo : de la rumeur à la réalité

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(Risque d’implosion des fédérations sportives) La Fédération béninoise de taekwondo vient d’être atteinte du syndrome de démission. Une nouvelle crise dans l’univers sportif béninois qu’il faut vite éteindre.

Dans l’une de nos parution du mois d’avril dernier, nous avons écrit ceci: «Des rumeurs avaient circulé et faisaient état de ce que le torchon brûlerait entre le président et son staff. Selon ces mêmes rumeurs, l’Assemblée générale (qui a été reportée à deux reprises) devrait déboucher sur un vote de défiance. Mais le Vice-président de la Fbtae a rassuré que tout allait très bien entre les membres du bureau.» Aujourd’hui ce qui était considéré comme rumeur qu’on avait tenté de balayer du revers de la main sous prétexte que ce sont les perdants de la dernière Ag élective qui cherchent à déstabiliser l’équipe actuelle, est aujourd’hui avérée. Le torchon brûle bel et bien entre le président de la Fédération béninoise de taekwondo (Fbtae) et les membres de son comité exécutif. Trois des dix (10) membres du comité exécutif présidé par le Général François Kouyami ont démissionné et l’ont notifié au président. Il s’agit du secrétaire à la communication Erick Virgile Azondo (6 août 2012), du secrétaire général Xavier Okoumassoun (11 août dernier)) et du trésorier général Yves Donougbo (18 août dernier). L’Assemblée générale ordinaire qui selon des informations reçues devrait déboucher sur un vote de défiance,n’a toujours pas a eu lieu. Et dans les coulisses d’autres départs sont annoncés. Ce que redoutait certains est là et le risque d’implosion est grand au niveau de ce comité exécutif. Même si le président a initié des rencontres, rien n’a encore changé. Et le Général se retrouve de plus en plus seul dans un bureau où tous les postes comme celui de l’organisateur adjoint n’étaient pas pourvus lors de la dernière Ag élective faute de candidature.

Risque de contagion

Après la Fédération béninoise de football (Fbf) et la guéguerre entre les pratiquants de wushu pour la reconnaissance d’une seule fédération alors que d’autres en voulaient deux, voici peut-être le tour de celle du taekwondo de se plonger dans une crise qui, tout le monde le sait, n’arrangera personne. Cela risque même de devenir une pandémie qui va se rependre au niveau des autres fédérations. Car, les choses ne vont pas mieux au sien des autres même si on y observe un calme relatif. Peut-être le calme avant la tempête qui va créer d’énormes dégâts. Elle va impacter de façon négative le sport béninois qui traîne déjà assez de maux. D’où la nécessité de revoir de fond en comble le fonctionnement de toutes les fédérations sportives du Bénin. On n’a beau se voiler la face, il est temps de nettoyer l’écurie d’Osias pour sauver la jeunesse béninoise. Une jeunesse que le président de la République ne cesse de dire à qui veut l’entendre combien il l’aime et qu’il tient à elle. Cette nouvelle situation de crise vient rappeler aux amnésiques et à ceux qui ne veulent rien voir, qu’il y a un véritable problème de gestion des ressources humaines et financières au niveau de nos fédérations. Le ministre de la jeunesse des sports et des loisirs, Didier Aplogan doit se pencher véritablement sur la question au risque de voir sa politique de ramener le sport à la base vouer à l’échec. Il faut des fédérations bien structurées et bien gérées pour suivre les différents talents détectés. On ne doit pas banaliser ce qui se passe actuellement.
Arthur Sélo

L’élection des membres dans les comités exécutifs pose problème

Que se passe-t-il réellement dans les différentes Fédérations ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres de la famille sportive des différentes Fédérations affiliées au ministère des sports. Aujourd’hui, on constate que nos Fédérations sont minées par une crise de leadership, de confiance et de personne, la lutte pour la défense de ses propres intérêts. Si tous ses problèmes se révèlent au grand jour, c’est que les personnes qui, hier, étaient ensemble sur une liste commune pour gagner une élection, n’étaient pas en fait sincères. Elles avaient formé une coalition pour empêcher quelqu’un qui avait une idée noble pour développer la Fédération. Le cas le plus patent est celui de la Fédération béninoise de football (Fbf). A ce niveau, douze (12) des quinze (15) qui constituaient le comité exécutif ont démissionné le 20 décembre 2010 pour protester contre la gestion solitaire et cavalière du président Anjorin Moucharafou. Mais cette crise n’est pas près de connaître une fin heureuse. Au contraire, elle ne fait qu’empirer de jour en jour. Le ministre des sports Didier Aplogan l’a si bien compris lorsqu’ il a lâché, lundi dernier sur la chaîne de télévision, qu’il souhaite « le concours de tous ceux qui se sentent intéressés par le sport, afin que dans un élan solidaire, on travaille à trouver une solution définitive à la crise ». Alors, on ne finit pas de régler la crise à la Fbf qu’une autre naît à la Fédération béninoise de taekwondo (Fbtae) avec la démission de trois personnes du bureau national. De plus, dans les autres Fédérations, la situation n’est pas rose. Certaines fédérations n’arrivent même pas à organiser des championnats nationaux. On peut citer la Fédération béninoise de cyclisme, de lutte, d’haltérophilie, des dames. Toutes ces Fédérations végètent dans une léthargie. Avec tout ce qui se déroule sous nos yeux, il urge qu’il y ait une refonte des textes qui régissent les élections dans les Fédérations. Aussi, il faut qu’on revoie la nomenclature des membres de bureau et le profil des gens qui postulent.
Roland Affanou