La Nouvelle Tribune

Eliminatoires Can junior 2013 : vers un forfait du Bénin

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A deux semaines de la réception des Eléphanteaux de la Côte d’Ivoire dans le cadre des éliminatoires de la Can juniors Algérie 2013, le stage de préparation des Ecureuils juniors a été interrompu depuis vendredi dernier.

Le match amical des Ecureuils juniors contre l’équipe olympique du Nigeria qui devrait se jouer à Suru-Léré au Nigeria, dimanche dernier,  n’a pas pu tenir. Pour cause, l’équipe juniors du Bénin a écourté son stage de préparation. Aucune raison n’est avancée pour justifier cette suspension. Mais, c’est la conséquence de l’arrêt rendu jeudi dernier par la Coup d’Appel de Cotonou. Et à deux semaines du match aller des éliminatoires, les joueurs sont renvoyés chez eux. Et le travail entamé depuis près d’un mois est à l’eau. Après avoir traîné les enfants au Ghana, au Togo et à l’intérieur du pays, on les livre à eux-mêmes sans crier gare et sans aucune explication aux contribuables béninois. Et pourtant, les fonds qui ont servi à ces déplacements et toutes les dépenses qui ont été effectuées dans le cadre de cette préparation, sont issues des caisses de l’Etat assez souffrant ces derniers temps. Alors, on est en droit de demander des comptes aux responsables de la Fédération qui ont décidé d’ajourner la préparation et au ministre des sports. Parce qu’on ne peut pas comprendre qu’on sursoie à la préparation d’une équipe à deux semaines d’une confrontation contre la Côte d’Ivoire qui est réputée pour la qualité de ses équipes de catégorie d’âge.

Un entraîneur informel

C’est encore une fois le diktat des dirigeants qui ne visent que leurs intérêts. On pouvait laisser les joueurs continuer leur stage simplement jusqu’à ce que le comité reconnu par la justice béninoise vienne faire ce qu’il juge bon. Au lieu de cela, on arrête purement et simplement la préparation alors qu’on ne sait même pas quand le nouveau comité sera installé. Pourquoi perdre encore du temps et de sous à notre pays à cause des querelles personnelles entre des frères aux intérêts aujourd’hui divergents?
Mais, dans cette préparation, tout n’est pas rose. En plus des nombreuses choses comme la méthode de sélection et l’âge réel des joueurs, le cas de l’entraîneur mérite qu’on s’y attarde. Ulrich Alohoutadé, entraîneur des Ecureuils juniors, n’a jusqu’à ce jour paraphé aucun contrat. Mieux, «depuis que le Président de la Fédération (Anjorin Moucharaf) nous a sollicités, nous n’avons pas encore la notification officielle de la part du ministre des sports». C’est «suite à un appel du président que nous avons été tenus informer de notre responsabilité de prendre en charge l’équipe nationale junior», confie l’entraîneur.  Donc, Ulrich Alohoutadé exerce dans l’informel et n’a aucune obligation de résultat puisqu’il n’a rien signé. Que peut-on donc attendre dans ces conditions?

Risque de sanction

A l’allure où vont les choses, le Bénin pourrait déclarer forfait pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations juniors qui aura lieu en Algérie en 2013. Si rien n’est fait, on aura perdu du temps, de l’argent et de l’énergie. Mais, le plus à craindre c’est la sanction de la Confédération africaine de football (Caf). Les règles de la Caf en la matière sont claires. En cas de défection, une fois qu’on s’est engagé, on doit payer une amende. Cela voudra dire qu’on aura à décaisser encore de l’argent inutilement. La saignée financière que connaît notre pays surtout au niveau de football est déjà trop importante pour qu’on en arrive à ce point. Mais, si le tribut à payer est moindre par rapport à la campagne, il vaut mieux le payer si on n’est pas sûr que les résultats suivront.