La Nouvelle Tribune

Le Fonac sensibilise les étudiants sur la corruption et la Criminalité transfrontalière

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Initiative  de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest (Wacsi-Bénin)»   financé par l’Usaid-Bénin et de la commémoration de la Journée nationale de lutte contre la corruption,  le Fonac  s’est déplacé à l’Université d’Abomey-Calavi où il a sensibilisé mercredi, de nombreux étudiants lors d’un débat ayant eu pour  thème « la Criminalité transnationale organisée et la corruption».

Œuvrer pour la paix et la sécurité, c’est éviter la corruption et les crimes transnationaux organisés ». C’est le message qu’une équipe du  Front des organisations nationales contre la corruption (Fonac) est allée porter à la connaissance des étudiants de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) avec qui, elle a eu  ce mercredi 11 février 2015, un débat interactif dans l’enceinte de l’amphi Houdégbé. Pour cet échange qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Initiative  de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest» (Wacsi-Bénin)   financé par l’Usaid-Bénin et de la commémoration de la Journée nationale de lutte contre la corruption, l’équipe du Fonac composée de M. Cleophas Gbedji Oké, de M. Sylvain Ahouandjinou, de Mme Anne-Collette Aguemon et de Mme Chantal Agossou, a choisi pour thème «la Criminalité transnationale organisée et la corruption». L’objectif de cette activité, selon M. Cleophas Gbedji Oke, 3ème vice-président du Fonac, est de «permettre  aux jeunes étudiants béninois d’avoir une meilleure connaissance de la corruption, de la criminalité transnationale organisée  et des dégâts qu’elles peuvent occasionner». De même, par cette sensibilisation, le Fonac entend «amener  les jeunes Béninois à dénoncer les actes de corruption et les Crimes transnationaux organisés  (Cot) dans leur environnement».  Expliquant aux étudiants ce qu’on entend par Crimes transnationaux organisés (Cot), M. Gbedji Oké a indiqué qu’il s’agit des infractions graves qu’un groupe structuré de plusieurs personnes commet dans au moins deux Etats. Il a donné plusieurs exemples dont des trafics de la drogue, d’animaux protégés, d’êtres humains notamment femmes et enfants, des produits contrefaits parmi lesquels se trouvent les faux médicaments. Aussi a-t-il, cité la cybercriminalité,  le proxénétisme, le blanchiment d’argent et le braconnage.

Des moyens pour les combattre

La préoccupation majeure des étudiants a été de savoir de quels moyens dispose-t-on pour combattre efficacement les deux maux que sont, la corruption et les  Crimes transnationaux organisés (Cot). A cet effet informe l’équipe du Fonac il y a, «La convention des Nations-Unies contre la Criminalité transnationale organisée», la «Loi N°2011-20 du 12 octobre 2011 portant ''Lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin» et «La décision  Dcc 11-064 du 30 septembre 2011 de la Cour constitutionnelle». Et grâce à l’appui financier  de l’Usaid des exemplaires de plaquettes de ces textes ont été gracieusement distribués aux étudiants qui sont désormais outillés pour dénoncer les cas de Cot et de corruption à des structures bien indiquées par le Fonac.  Il est à noter que le projet Wacsi-Bénin que finance l’Usaid sur une durée de cinq ans a pour objectif d’«amener le gouvernement béninois à mieux se concentrer sur les affaires criminelles en lien avec les Cto».