La Nouvelle Tribune

Football : à quand la reprise du championnat national?

Espace membre

Plus de trois mois après la fin du championnat national de transition, toujours  rien ne pointe à l’horizon même si des tractations se mènent dans les coulisses de la Fédération béninoise de football (Fbf).

On ne peut pas du jour au lendemain devenir professionnel dans l’organisation du championnat national à l’image de ceux d’Europe. Déjà qu’on n’est pas à même d’être comme ceux qui font mieux sur le continent. Mais, on peut tout de même commencer quelque part. D’abord par une régularité de notre championnat. Qui au Bénin peut dire la date du prochain championnat? Même dans le secret des dieux, il est difficile voire impossible de donner une date précise. Pourtant, il y a déjà trois mois que le championnat dit de transition a pris fin. Sous d’autres horizons, les différents acteurs ont déjà pris connaissance du calendrier du prochain championnat avant même que celui en cours n’arrive à terme. Et chaque club fait sa programmation de sorte que les joueurs et les staffs techniques sont au courant de leur chronogramme. Le temps de vacance, celui de la reprise des entraînements sont bien connus et chacun s’y adapte. Mais, au Bénin au fil des jours et du temps, la tendance à faire dans l’amateurisme et l’improvisation se sont incrustés dans notre quotidien et on s’y accommode sans gène sans se soucier des désagréments causés aux propriétaires des clubs et aux joueurs. Quel président de club peut payer sans discontinuité le salaire à tout son effectif pendant trois mois d’hibernation? 
Dans les couloirs de la Fédération béninoise de football (Fbf), il se murmure que le calendrier sera bientôt disponible mais, de vrais problèmes sont encore à régler à commencer par le financement des clubs qui vont animer le championnat. Pour le championnat de transition, le ministère des sports qui a choisi accompagner les clubs avait remis aux clubs une partie de la subvention avec pour promesse qu’ils recevront la seconde partie avant la fin. Mais, à ce jour, personne n’a eu vent d’une remise de chèques aux clubs. Chose curieuse comme un mot d’ordre aucun responsable de club n’ose se prononcer sur cet état de chose malgré les problèmes de trésorerie que connaissent certains clubs.  L’exercice qui s’est achevé depuis trois mois a encore des dettes à solder. Et l’évidence est là. Les jeunes qui ont choisi de faire carrière dans cette discipline et qui ont de la famille sont ainsi sevrés non seulement de leur passion mais aussi de leurs salaires.  Ailleurs, c’est un mois de pose entre deux championnats sauf quand une compétition internationale est programmée dans la période.
Une chose est sûre on ne viendra pas nous dire comme l’un des présidents de fédération, qu’on ne peut pas choisir le sport pour se nourrir à plus forte raison le football. En Egypte, en Afrique du Sud comme dans d’autres pays du continent, les joueurs sont mieux lotis dans le championnat national.