La Nouvelle Tribune

Première semaine de l’«Ecole de recherche en statistique 2012» : les participants explorent de nouvelles notions en statistique et climat

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L’«Ecole de recherche en statistique 2012» qu’organise la Chaire internationale de Physique Mathématique et Applications (Cipma) sous les auspices du Centre International de Mathématiques Pures Appliquées (Cimpa) suit son cours. Les participants alternent cours, travaux pratiques et exposés. Pour la dernière journée de cette première semaine de cours, les participants sont allés à la découverte de nouvelles notions sur le climat et les statistiques. Ils se sont essayés à la mise en application des notions reçues à travers des travaux pratiques. Avant de suivre deux exposés de leurs pairs .

Dans son cours le professeur Philippe Naveau, Chercheur Cnrs au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, a appris aux étudiants comment extraire des informations cachées dans une série chronologique. Le statisticien-Chercheur au centre de recherche sur la météorologie, Aurélien Ribes s’est attelé avec les participants, à la mise en application des notions qu’il a enseignées au cours de la semaine.

Les participants étrangers déstressent un peu

Après l’effort, le réconfort, dit-on. Ne voulant déroger à ce dicton, une sortie détente a été organisée à l’intention des participants étrangers à l’«Ecole de recherche en statistique 2012». Selon le professeur Jean-Marc Bardet, ces participants qui «ont eu une semaine chargée, cours d’intenses sont sortis pour découvrir un peu le pays et détresser un tant soit peu». Les participants venus de l’extérieur sont allés à la découverte des villes d’Abomey et de Ouidah pour leurs longues histoires.

Le professeur Philippe Naveau et son cours

Moi, je travaille sur l’intersection entre le climat et la statistique. Le cours que j’ai donné ce matin mais aussi dans l’après-midi d’hier, c’est sur comment extraire une information cachée dans des séries climatiques. Les températures, les précipitations etc. j’étais très heureux parce que les participants ont posé beaucoup de questions. Ils ont vu que la méthodologie pouvait être appliquée à d’autres problèmes environnementaux du Bénin, et d’autres pays d’Afrique, voilà.

Aurélien Ribes fait le point de sa séance

Le cours d’aujourd’hui était un peu particulier parce qu’il s’agissait d’un Tp, travaux pratiques. Evidemment o peut se demander ce que c’est les travaux pratiques en mathématiques. Il n’y a pas beaucoup de pratiques. On ne fait pas grand chose avec les mains en général. Là, c’était comment utiliser un logiciel informatique. Tous les étudiants sont venus avec leur ordinateur et on a essayé de les entraîner à utiliser certains logiciels. Parmi les étudiants, c’était très varié. Il y avait des étudiants qui avaient beaucoup travaillé avec ces logiciels là. Par contre s’autres découvraient. Nous avons travaillé sur comment distinguer un changement climatique de la variabilité naturelle du climat ? Quand on étudie les changements climatiques et quand on essaie de se poser la question du rôle de l’homme dans les changements climatiques, d’essayer de savoir est-ce qu’on est en train d’observer seulement une fluctuation normale naturelle du climat ou bien c’est un changement qui est en train d’être observé. Le cours portait sur les erreurs à ne pas commettre quand on essaie de faire la distinction entre ces deux choses qui sont d’un côté vraiment des changements et de l’autre seulement des fluctuations.

Le bilan à mi-chemin des participants

Monday joël Okega, étudiant à la Cipma, Statistique 2

Je suis les cours de l’Ecole Cimpa et je découvre beaucoup de choses. Avant l’Ecole, je ne savais pas que les statisticiens avaient un rôle important à jouer dans la connaissance des changements climatiques, mais aujourd’hui c’est chose faite. Je sais que nous pouvons aider à la collecte des données, à leur analyse et à la formulation de modèles. Aujourd’hui avec les cours que je reçois depuis une semaine, j’ai une plus grande ouverture et je sais que je peux apporter un plus au monde des sciences.

Pape Djiby Mergane, Doctorant au Laboratoire d’Etudes et de recherches en Statistique et développement de l’Université Garçon Berger du Sénégal

Nous sommes certes à mi-chemin de notre Ecole, mais je peux dire que l’objectif est déjà atteint. Nous avons appris beaucoup de choses nouvelles des enseignants qui sont très ouverts. Et je pense que la semaine prochaine, la dernière, nous apprendrons encore de nouvelles choses pour pouvoir en dire beaucoup plus.

Tamatoro Johng-Ay, Chercheur-Doctorant à l’Organisme pétrolier de recherche appliquée de France

Je travaille dans le domaine de l’imagerie du sous-sol. En temps que Tchadien, j’ai profité de l’occasion que m’offre le Cimpa pour venir rencontrer les Statisticiens du Continent et voir un peu les différents domaines sur lesquels ces chercheurs travaillent. C’est vraiment une grande occasion pour moi de faire la connaissance de beaucoup de concitoyens africains. Mon objectif premier c’était ça. Le monde des statistiques est très vaste et chaque fois qu’on a l’occasion d’apprendre, on ne manque pas. A cette Ecole, on a exploré beaucoup de domaines et cela m’a apporté de grandes choses.