La Nouvelle Tribune

D’énormes menaces sur la prochaine rentrée scolaire

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La date consensuelle du 1er Octobre pour la rentrée scolaire 2012-2013 approche à grands pas. Mais la réouverture des négociations gouvernement/partenaires sociaux semble s’éloigner. Faisant planer de graves menaces sur la rentrée scolaire.

Le «refus de dialogue social et de négociations du gouvernement» ne présage rien de bon pour la prochaine année scolaire. Dont la rentrée prévue pour le début du mois d’octobre est déjà menacée. Plus de quatre mois après la reprise «patriotique» des cours, condition sine qua non du gouvernement pour l’ouverture des négociations gouvernement/partenaires sociaux, «rien». Le «dialogue social» est bloqué, les revendications des enseignants notamment la principale relative au coefficient  de 25% de revalorisation de l’indice de traitement salariale des agents de l’Etat, la rétrocession des fonds «illégalement» défalqués, et bien d’autres revendications sont restées toujours insatisfaites. Et la lettre ouverte adressée au Chef de l’Etat, Yayi Boni mi-juillet dernier, morte. 

Et l’ombre des vieux démons plane de nouveau

Devant cette situation de « fuite en avant, de pourrissement et de mauvaise foi du gouvernement», et le mécontentement des enseignants, notamment les syndicalistes, les vieux démons de l’école béninoise ne sont pas loin de resurgir. Et cela, à la veille de la prochaine rentrée scolaire. Les enseignants membres du Front d’action des trois ordres de l’enseignement dans notre pays se font de plus en plus menaçants. Valère Dotonou, un des porte-paroles du Front, n’est pas tenu un langage de bois. «Nous avons respecté notre part du contrat qui était la reprise des cours, effective le 25 mars dernier alors que le spectre d’une année blanche ou bâclée planait», fait-il remarquer avant de marteler que «la rentrée n’aura pas lieu, si rien n’est fait pour la satisfaction de nos revendications légitimes».

La nécessité de faire quelques choses

L’une des principales causes des mauvais résultats enregistrés l’année scolaire 2011-2012 écoulée a pour nom «grèves perlées» qui ont pendant plus de trois mois secoué l’école béninoise. Et avant même la rentrée, des symptômes de cette gangrène de l’éducation nationale sont perceptibles. Ainsi, il urge que les autorités à divers niveau de l’éducation au Bénin prennent le taureau par les cornes pour éviter que «les mêmes causes produisent les effets».