La Nouvelle Tribune

Corruption au Bénin : les professionnels de la justice à l’école de l’Olc

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Sur l’initiative de l’Observatoire de lutte contre la corruption, les professionnels de la justice réfléchissent, depuis hier à l’Infosec, sur les modalités d’application de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011.

Maîtriser le contenu de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin  et s’entendre sur les modalités de son application. C’est à cet exercice que s’adonnent les professionnels de la justice béninoise, depuis hier, à l’Infosec de Cotonou. C’est en présence d’un parterre de  professionnels de la justice, magistrats, avocats, greffiers et  huissiers, que les travaux de l’atelier ont été officiellement lancés. Cette initiative, la deuxième du genre,  après celle de 2009 dont l’objectif visait à aider les acteurs de la justice à s’approprier les conventions des Nations Unies et de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre  la corruption, est une œuvre de l’observatoire de la lutte contre la corruption. Laquelle initiative a reçu l’adhésion de l’Ambassade de la France près le Bénin et du ministère béninois de la justice. 

Les allocutions en bref

Prenant la parole pour ses mots de bienvenue aux participants, le président de l’Olc, Jean-Baptiste Elias a souligné l’importance de cet atelier dans le processus de l’application de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 promulguée en octobre 2011. A en croire ce dernier, c’est un cadre d’échanges fructueux entre professionnels de la justice.  Par ailleurs, il n’a pas oublié de remercier la représentation française au Bénin pour son important appui financier dans le cadre du projet ‘’Agir pour la vulgarisation de la loi contre la corruption pour une bonne gouvernance au Bénin’’.  Gratitude face à laquelle la représentante de l’ambassadeur de la France près le Bénin n’est pas restée insensible. «Nous réaffirmons notre soutien indéfectible à toutes les initiatives de lutte contre la corruption au Bénin»,  a-t-elle affirmé avant d’ajouter que ce soutien de  la France dénote de  sa volonté d’aider le Bénin à promouvoir la bonne gouvernance en augmentant sa croissance. Pour attirer l’attention des participants sur l’importance de l’enjeu, elle a rappelé les inconvénients  de la corruption sur le développement d’un pays. Quant au  ministre de la justice,  Me Marie Elise Gbèdo, elle s’est réjouie de l’initiative avant d’ajouter que les gouvernants béninois sont bien conscients de l’importance de la lutte contre la corruption. « Et c’est pour cela qu’ils  veulent se donner les moyens à travers cet atelier », a-t-elle déclaré. Elle a terminé ses propos en ouvrant officiellement les travaux entrant dans le cadre de cette séance de réflexions. Cependant, hier, les participants ont eu droit à trois communications  axées sur les procédures de passation des marchés publics au Bénin, le rôle des différents acteurs judiciaires dans la mise en œuvre de la loi 2001-20 du 12 octobre 2011 ainsi que l’effectivité de la lutte contre la corruption au regard de ladite loi. Les travaux prennent fin ce jour.