La Nouvelle Tribune

Assomption : l’Eglise catholique célèbre l’élévation de Marie au ciel

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Comme partout dans le monde, les chrétiens catholiques du Bénin ont célébré toute la journée d’hier la montée au ciel de la vierge Marie, ‘’la mère du verbe incarné de Dieu’’. Les fidèles des paroisses Saint Louis, Saint Jean et Saint Michel de Cotonou n’ont pas dérogé à la tradition. Constat.

Hier, mercredi 15 août 2012. L’Eglise universelle et ses fidèles ont commémoré l’élévation au ciel de celle qu’ils classent au premier rang de la gente féminine aussi bien dans sa dimension humaine que spirituelle. Bénie entre toutes les femmes, selon la foi catholique, sa fidélité, sa loyauté et son amour pour l’humanité tout entière lui ont valu le mérite d’être choisi par Dieu le père pour engendrer celui qui sera ‘’le sauveur et rédempteur du monde’’. Les paroisses Saint Jean baptiste, Saint Louis et Saint Michel de Cotonou étaient truffées de monde ce mercredi au cours des différentes messes célébrées comme à l’ordinaire des dimanches. La première lecture extraite de l’apocalypse de Saint Jean, la deuxième, écrite par Saint Paul apôtre aux Corinthiens et l’évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (Lc1,39-56), le tout commenté par l’Abbé Ponce Akénone, le père célébrant de l’eucharistie du jour et curé de la paroisse Saint Louis de Cotonou, retracent le parcours d’une femme exemplaire, élevée au dessus des anges. Pour l’orateur, chaque chrétien est appelé à mener une vie à l’exemple de la reine du ciel pour accéder à sa suite, à la béatitude éternelle. «L’Assomption est pour les chrétiens catholiques, l’occasion propice pour célébrer la grandeur de maman Marie, elle qui a accepté en toute humilité de porter en son sein notre libérateur», confie Jeannette, une fidèle catholique. Et à un autre fidèle de la paroisse Saint Michel de renchérir: «l’élévation de Marie nous montre le chemin à suivre pour accéder à la bonté céleste», une bonté qui selon le curé de la paroisse Saint Louis de Cotonou, s’acquiert à partir d’une vie terrestre saine et irréprochable.  

L’Assomption à l’origine

Non loin de Jérusalem, la légende désignait un lieu appelé «Koinèsis», mot qui peut signifier : «action de s’étendre pour se reposer» et «mort». Vers la fin du Vè siècle, le 15 août, on célébrait une fête dans la basilique édifiée à Gethsémani qui était censé contenir le tombeau de la vierge. Il s’agissait donc de la «Dormition» de la mère de Dieu et de son entrée dans la gloire. Vers 660, la date du 15 août est adoptée sous le pontificat de Serge, d’origine syrienne (687-702). Et le terme ‘’Assomption’’ ne sera retenu que vers 770. Le saint siège s’est contenté de gérer dans un esprit de très grande ouverture, l’expression liturgique de la piété mariale: le «calendrier romain», en usage jusqu’au 1er janvier 1970, ne comptait pas moins de dix-neuf fêtes de la vierge. Avec la définition de l’immaculée conception par Pie IX, le 08 décembre 1854 et celle de l’assomption par Pie XII, le 1er novembre 1950, le magistère romain s’est engagé de manière plus décisive. Enfin, le missel de Paul VI (1969) a clairement intégré les fêtes de la vierge, et singulièrement celle de l’Assomption dans la dynamique du mystère du salut, objet primordial de la foi chrétienne et de la liturgie. Marie, parfaite servante du seigneur et mère de Dieu, première des sauvés a été la première associée à la gloire de son fils.