La Nouvelle Tribune

La République Centrafricaine confie la formation de ses professionnels des médias à l’Isma

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(La qualité de l’enseignement à l’Isma célébrée) Pour faire face de façon efficace aux nouvelles exigences professionnelles de son secteur de l’audiovisuel, la République Centrafricaine a fait recours à l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) au Bénin en y envoyant en formation, des cadres et techniciens de la télévision centrafricaine (Tvca). La cérémonie officielle de lancement de la formation a eu lieu le vendredi 10 août dernier dans les locaux de l’Institut.
10 Août 2012. Une date historique dans la vie professionnelle de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) au Bénin. Aussi, marque-t-elle un point majeur dans la modernisation du secteur de la communication en République Centrafricaine (Rca). Ce vendredi 10 Août 2012, s’est tenu à l’Isma, à Cotonou, le lancement officiel de la formation de vingt cadres et techniciens de la télévision centrafricaine (Tcva). Vingt hommes de médias de qui la Rca attend beaucoup pour la modernisation de sa télévision nationale notamment.
La cérémonie de lancement a connu la présence d’une forte représentation du gouvernement béninois et aussi centrafricain, des responsables de l’Isma à divers niveaux, etc. Entre autres, les ministres béninois de l’Enseignement supérieur, François Abiola et de la communication Max Awèkè qui avait à ses côtés son homologue centrafricain Alfred Taïnga-Poloko.
Cette formation continue de trois mois découle d’une convention de partenariat signée à Bangui le mardi 13 Mars 2012 entre le gouvernement Centrafricain représenté par son ministre de la communication et l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (Isma) représenté par son Président fondateur Marcelin Zannou.

L’Isma pour “fabriquer“ l’avenir de la Tvca

Aux dires du ministre centrafricain de la communication, Alfred Taïnga-Poloko, le démarrage d’une telle formation est la phase opérationnelle de ce partenariat dont «l’objectif recherché est de combler l’insuffisance de formation professionnelle en journalisme et autres métiers de l’audiovisuel dans le secteur des médias privés et publics centrafricains. C’est aussi dans le but de faire face de manière efficace et pertinente aux mutations intervenues dans le secteur de l’audiovisuel public qui implique une exigence de professionnalisme dans les stations de service public et dans les contenus des programmes. Ceci, en raison de la montée sur satellite des signaux et des programmes de télés et radios centrafricains depuis la fin du mois de novembre 2011. C’est aussi du fait que la Rca devra désormais faire face à la gestion professionnelle de ses nouvelles chaînes thématiques de télévision et ses six chaînes numériques publiques. Une gestion qui, confie Alfred Taïnga-Poloko, «requiert des ressources humaines de qualité toutes spécialités confondues». Les vingt stagiaires sont répartis dans les spécialités comme réalisateur, cadreur, preneur de son, éclairagiste, monteur, programmeur, producteur et journaliste audiovisuel. Le souhait de l’Etat centrafricain est de revoir ces stagiaires à la fin du stage, nantis des subtilités techniques et professionnels grâce auxquels ils parachèveront le processus de modernisation de la télévision nationale de leur pays. Ceci constitue une préoccupation majeure pour le Chef d’Etat centrafricain, le Président François Bozizé, rapporte son ministre de la communication.

L’Isma rassure

Dans ce partenariat, «c’est une confiance de la Rca à l’Isma en y envoyant ce que le pays a de plus noble, les ressources humaines», à en croire le ministre béninois de l’enseignement supérieur François Abiola. Et cette confiance, l’Isma rassure les autorités centrafricaines de ne pas la trahir. Déjà par une présentation du corps professeurs (africains et européens) qui seront chargés de l’encadrement, le directeur de l’Isma a mis en confiance les stagiaires qu’à l’Isma, tout est en conformité avec les normes académiques internationales. Au président du Conseil scientifique et pédagogique de l’Isma, Ascension Bognaho de poursuivre, «En remettant dans les mains de l’Isma ce que vous avez de plus cher dans le secteur de la communication pour l’élévation de son niveau sur le plan professionnel et éthique, vous ne vous êtes pas trompé ; vous avez choisir la garantie de retrouver à terme, des personnes bien formées et compétentes».
A ses dires, la formation qui sera donnée aux stagiaires sera à la mesure des attentes du gouvernement centrafricain. Ils recevront des enseignements thématiques, participeront aux travaux dirigés et probablement à des visites de terrain.

Hommage au Président fondateur de l’Isma

Cette confiance à l’Isma de la part de l’Etat centrafricain est la preuve des exploits antérieurs faits par ce premier campus africain du son et de l’image à Cotonou. L’Isma fait désormais partie du cercle mondial des écoles du cinéma et de la télévision. Ce qui est une mise sur orbite très importante pour le Bénin et le l’Afrique en général. Cette école rivalise avec les plus vieilles institutions de formation dans le monde avec ses professeurs de haut rang et des installations didactiques et des matériels en nombre plus que suffisant, confie le président du Conseil scientifique et pédagogique. Lors d’une visite guidée après la cérémonie de lancement, la délégation centrafricaine en a eu la confirmation. Aujourd’hui à l’Isma, la plupart des pays africains y ont leurs étudiants, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Congo, le Tchad, le Rwanda, etc.
Tout ceci,  est l’œuvre d’un béninois, le Colonel Marcelin Zannou. Un béninois qui pour le Ministre François Abiola a fait sienne une des célèbres phrases du Président John Kennedy: «Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi mais demande plutôt ce que tu peux faire pour ton pays». C’est ainsi qu’il a décidé en 2006 d’investir dans une filière qui aujourd’hui s’impose dans le monde, le secteur de l’audiovisuel et de la communication. «Dans ce contexte de mondialisation, toute nation a besoin de communiquer pour vivre» dira le ministre béninois chargé de la communication, Max Awèkè. Il souhaite que ce partenariat entre le gouvernement centrafricain et l’Isma soit le début de la pérennisation d’une longue marche pour la promotion d’une information professionnelle et de qualité sur le continent africain et dans tout le monde entier.