La Nouvelle Tribune

Echanges entres éminents professeurs sur le plateau de l'ORTB : la question de la révision de la Constitution refait surface

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(Les Béninois toujours sur leur faim) Après plusieurs semaines de silence au tour de la question de la révision de la constitution du 11 décembre 1990, le débat refait surface. C’était au cours d’un entretien organisé par la télévision nationale, l’Ortb hier.  Cet entretien a réuni quatre éminents professeurs  de droit et des sciences politiques  de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Bénin.  A l’unanimité les quatre invités,  les professeurs Djredjro Fancisco, Martin Bléou, Adama Kpodar et Christophe Codjo Kougniazoundé, ont reconnu qu’une constitution est élaborée pour répondre à un certain nombre de besoins qui peuvent changer dans le temps. Et si cela arrive, un nettoyage est nécessaire pour garantir la paix, la démocratie et le pain qui sont trois éléments contribuant à l’épanouissement d’une société. Pour le prof Bleou Martin,  la constitution, elle-même prévoit d’être révisée. Et pour le faire, il faut que cela soit consensuel. Ce consensus, explique t-il, doit être à tous les niveaux entre la classe politiques et celle sociale, entre  l’exécutif et le législatif, et les autres institutions. Le prof Adam Kpodar explique, quant à lui, les différentes tensions observées à l’annonce de la révision de la constitution par un déficit d’informations et de communication des pouvoirs publics et politiques à l’égard du peuple béninois. Mais, quoi qu’il en soit, le peuple Béninois doit s’apprêter à cette question de révision. Pour le prof Djredjro Francisco, c’est même une chance pour les Béninois d’en avoir été informé car en à croire ce dernier, sous d’autres cieux, c’est dans les coulisses que la révision des textes fondamentaux se discute et la population n’est informée qu’après que cela soit fait. Aux dires du prof Codjo Christophe kougniazoundé, le peuple béninois n’a pas peur de la révision de la constitution mais de la finalité. Les quatre invités ont alors suggéré l’accroissement de la communication et l’information autour de la question. Il est à noter que le débat sur la révision de la constitution est resté au même endroit où il était laissé pas à cause de la qualité des invités mais de l’angle choisi et les Béninois  sont restés sur leur faim