La Nouvelle Tribune

Fête des pères : le devoir d’être père

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Marié depuis bientôt vingt ans, Emmanuel Amadji directeur d’établissement scolaire et syndicaliste intransigeant, a saisi l’occasion de la fête des pères pour préciser à la jeunesse la responsabilité du père dans la société et dans la vie du garçon.

«L’émotion prédominait sur ma conscience. Je ne me croyais pas capable de supporter un enfant. Alors, j’avais peur d’accepter de me marier et de devenir père. Je ne savais pas que c’était là, l’un des piliers fondamentaux dans la construction de ma vie que je balisais. J’ai fini par me marier avec le conseil des parents. J’ai eu ma première fille que j’ai commencé à supporter, et ma crainte d’antan a fini par se dissiper. D’autres enfants s’y sont ajoutés au fil des ans et je supportais sans en avoir les moyens à portée de main, sans avoir de même la certitude d’être à la hauteur de cette tâche noble. Je suis donc aujourd’hui un père et je m’en réjouis. Mieux, je profite de cette occasion pour conscientiser la jeunesse. Quand on veut se développer, on commence par se marier, d’où avoir de charge divine. J’avais la crainte de faire des enfants à cause de la modicité de mes moyens. Mais dès que j’ai eu des enfants, mes moyens ont augmenté et cela me développe de jour en jour. Les jeunes doivent savoir que devenir père, c’est développer sa vie. A cet effet, je conseille à tout jeune de s’y atteler dans le respect des règles qui régissent le mariage entre l’homme et la femme. Mais au-delà de l’engagement, il faut s’occuper de l’enfant et de sa mère. Il faut éduquer l’enfant ; cela sous-entend, lui assurer la scolarité, la formation professionnelle et l’éducation morale afin qu’il ne devienne une tare dans la société. Mais pour y parvenir, il faut avoir la détermination puis mettre l’amour au centre du foyer.»

Propos recueillis par Marius Kpoguè