La Nouvelle Tribune

Pour une meilleure protection des enfants au Bénin : la convention de la Haye au cœur d’un séminaire depuis hier

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A l’occasion de la journée internationale de l’enfant,  l’ambassade de la France  organise depuis hier un séminaire de deux jours sur la protection de l’enfance  et les enjeux de l’adoption internationale à l’hôtel du lac.

C’est en présence de Jean-paul Monchau, Ambassadeur de la France près le Bénin,  Elise Gbèdo,  Ministre de la justice et garde des sceaux, Fatouma Amadou Djibril, Ministre de la famille, les hommes des médias et plusieurs militants des droits des enfants que cette séance d’information et de formation a été ouverte. Prenant la parole en premier,  Jean-Paul  Monchau a planté le décor de la cérémonie. Dans son mot de bienvenue,  l’Ambassadeur de la France a fait un petit rappel sur l’état des lieux actuel de l’adoption internationale ainsi que les ratifications de la convention de la Haye, un texte signé le 29 mai 1993 et portant sur la protection des enfants et de la coopération en matière d’adoption internationale. Aux dires de l’Ambassadeur, c’est un texte dont la mise au point a été très difficile compte tenu de la relativité des droits des personnes au sein des pays signataires. A ce jour, environ 85 pays dont la France, les Etats Unis, le Togo, le Vietnam entre autres ont déjà ratifié cette convention. Mais la ratification du Bénin se fait toujours attendre. Il n’en  demeure pas moins, selon Jean-Paul Monchau, que la volonté étatique y soit.  D’ailleurs, la Ministre de la justice, garde des sceaux trouve opportune l’initiative et promet peser de tout son poids pour que dans les jours à venir, le gouvernement béninois, envoie le projet de loi portant ratification de la convention de la Haye aux législateurs. Pour elle,  «l’enfant doit grandir dans une famille harmonieuse pour son épanouissement». Aussi,  «l’adoption ne doit se faire que dans l’intérêt supérieur de l’enfant et tout ceci selon la pratique judiciaire en la matière au Bénin».  La Ministre de la famille, dans son discours a justifié les adoptions illégales observées au Bénin. Lesquelles s’expliquent  par le grand taux d’analphabétisme des Béninois qui ignorent  leurs droits.

Les objectifs du séminaire

Ce séminaire permettra aux participants  à partir des différentes communications prévues, d’acquérir et de renforcer leurs connaissances sur les principes de la convention de la  Haye, les enjeux juridiques, les procédures mises en œuvre en France et d’autres pays (soucieux  de la situation très préoccupante des enfants dans le monde, des aspects psychologiques de l’adoption…). Ces différentes communications seront présentées entre autres  par  Edith Sudre, magistrat, chargée du service de l’adoption internationale du ministère français des affaires étrangères ; Emmanuelle Harang, représentant le bureau permanent de la convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale ;  le Dr Marie-Odile Pérouse de Monclos, pédopsychiatre à l’Hôpital Saint Anne à Paris et Viviane Luccin-Akindou, responsable du service d’adoption au Conseil général de Seine Saint-Dénis. Les travaux  de ce séminaire prendront fin ce jour.