La Nouvelle Tribune

Martin Assogba, président de l’Ong Alcrer

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La Haac est allée un peu trop fort. Je pense que pour ce qu’a écrit « Le béninois Libéré » on pouvait aller moins fort. Le suspendre et dire qu’il n’a même plus le droit d’exercer la fonction de journaliste, que va-t-il manger avec sa famille. Je pense qu’on pouvait faire moins fort. Le suspendre pour un an ou 6 mois.

Cependant, les conseillers de la Haac doivent avoir leur raison, parce que lui-même est un récidiviste. Il faut savoir raison garder. Ce n’est pas parce qu’on est journaliste qu’il faut écrire n’importe quoi sur tout le monde. Vous les journalistes aussi, il faut savoir raison garder. Ce n’est pas parce qu’on est en démocratie, que vous êtes le quatrième pouvoir qu’il faut écrire n’importe quoi. Il y a beaucoup qui mettent des titres ronflants et à l’intérieur il n’y a rien. D’autres arnaquent les politiciens.

Néanmoins nul n’a le droit de se faire justice, mais nul ne doit ignorer la loi. Le promoteur de « le Béninois Libéré » a des voies de recours. Est-ce qu’il ne peut pas écrire à la Cour constitutionnelle ou porter plainte au tribunal.