La Nouvelle Tribune

«Nous sommes toujours en alerte sur les questions de lotissement»

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A l’occasion de la célébration du 51ème anniversaire de la fête du 1er août, le maire d’Abomey-Calavi parle ici des festivités organisées dans sa commune, sans occulter d’autres questions brûlantes, comme celles liées aux opérations de lotissement et de recasement.

Comment la célébration du 51ème anniversaire de l’indépendance   du  Bénin s’est déroulée dans votre commune?

En toute honnêteté, je dois dire que tout s’est bien déroulé. J’ai voulu que cela se réalise comme à Natitingou cette année et aussi, comme cela a été  dans un passé récent dans  d’autres grandes communes du Bénin, telles que  Porto-Novo, Lokossa, Abomey. Je pense que les habitants, hommes et femmes de notre commune ont été satisfaits.

 

Qu’est-ce qui a véritablement changé dans la commune  d’Abomey-Calavi depuis 1960?

Beaucoup de choses, comme vous devez le savoir. Il y a seulement les aveugles qui ne veulent pas voir, qui  disent  souvent que rien n’a changé.  Je vous donne un seul exemple.  Moi  j’ai connu la voie Calavi-Godomey avant 1960, et à  cette époque, je vous assure qu’il faut mettre parfois 48 heures pour la parcourir. Je dis bien 48 heures. Alors qu’à la date d’aujourd’hui, à peine 15 à 20 minutes suffisent pour rallier un point à l’autre.  Je préfère taire tous les autres changements, car il y en a eu assez.

 

Entre autres problèmes récurrents, les questions de recasement et de lotissement ne sont pas encore pour autant toutes réglées dans la commune, comme le cas de la tranche C?

Justement. Mais, je crois que  c’est parce que les gens ne sont pas encore suffisamment informés. Je vous informe qu’aujourd’hui,  Godomey est déjà lotie à près de 80%. Il ne reste donc que la situation de la tranche C. C’est vrai qu’à l’époque, les gens se sont plaints pour dire qu’on leur a volé des portions de parcelles, mais il y avait une commission interministérielle qui avait été mise sur pied et qui s’occupait déjà du dossier bien avant mon arrivée à la tête de la commune. En fait, ce qu’on reproche effectivement est qu’il y a certains qui après le coefficient de réduction, se sont attribué des parcelles. Mais au niveau du conseil communal, nous sommes en alerte, et il  a été retenu qu’en dehors du coefficient de réduction,  celui qui a un surplus envoisinant les 100m2, doit payer pour cette surface en raison de 3000F le m2. On n’est pas là pour la chasse aux sorcières. Ceux qui ont illégalement occupé des parcelles doivent pouvoir payer à la commune. Cela est très clair.

 

Qu’est-ce qui bloque par ailleurs l’élection d’un nouveau premier adjoint, depuis que l’occupant a été nomme préfet de l’Atlantique et du Littoral?

On devrait régler définitivement cette question vendredi dernier. Mais le Préfet Azandé qui devrait superviser les opérations n’était plus disponible à la dernière minute. Mais ce n’est pas grave. Cela ne tardera plus à être fait.

 

Qui est votre candidat à ce poste?

Je n’ai pas un candidat particulier. Tous les 36 conseillers sont mes candidats. Je tiens à vous dire aussi que contrairement à ce qui se dit,  je n’ai jamais vu un de mes rapports rejeter en conseil communal, ainsi que tous les projets de budgets successifs que nous avons présentés jusque-là, contrairement à ce qui se passe dans les autres communes.q

Propos recueillis par C.T.