La Nouvelle Tribune

"Les populations vont voter massivement pour la liste de l’UN" Lehady Soglo sur Africa 24

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Africa24 : Vous effectuez actuellement, une tournée dans la seizième circonscription électorale où vous êtes candidat. Comment cela se passe-t-il ?

Léhady Vinagnon SOGLO : Depuis que la campagne électorale a démarré, nous sommes tous les jours sur le terrain, en train de privilégier une campagne de proximité. Au cours de la dernière campagne présidentielle, nous n’avons pas eu la possibilité, à cause de nos charges, puisque nous étions le Directeur de campagne du candidat Adrien HOUNGBEDJI, de revenir à la base. Et les militants s’étaient plaints de ce qu’ils ne nous avaient pas suffisamment vus.

Nous avons donc décidé cette fois-ci, de privilégier ce mode de campagne. Nous sommes alors sur le terrain, dans le porte à porte, en allant rencontrer les gens chez  eux et en  leur expliquant, pourquoi il faut voter pour notre liste et pourquoi il faut voter pour Léhady Vinagnon SOGLO, ici dans la 16ème circonscription électorale.

 

Africa 24 : Est que vous êtes sûre que cette stratégie porte ?

LVS : On verra le 30 avril prochain. Mais il suffit de voir l’engouement et même la ferveur lorsqu’on va chez l’habitant, pour se convaincre de ce que les populations vont réagir et qu’ils vont voter massivement pour les candidats de la liste de l’Union fait la Nation.

Africa 24 : L’élection présidentielle est passée. Vous êtes revenu voir votre électorat, comment le trouvez-vous ?

LVS : Je le vois comme vous avez pu le constater avec moi, un électorat qui est heureux de nous retrouver, un électorat qui nous demande de faire en sorte que ce qui s’est passé au cours des présidentielles ne se renouvelle pas au moment des législatives. Nous lui avons donné des assurances. Nous leur avons dit surtout que les députés de la 6ème législature doivent se concentrer sur l’essentiel, à savoir voter et faire voter des lois qui soient plus proches du quotidien de nos populations. Vous avez vu dans quel état se trouve la plupart des personnes que nous avons été rencontrer. Elles veulent plus de routes, elles veulent plus de dispensaires, elles veulent plus d’écoles. Et nous avons dit que nous nous battrons pour que le transfert effectif des ressources en direction des 77 communes devienne une réalité ; parce que avec ces ressources, on va non seulement faire ce que je viens de dire mais surtout, on va lutter contre le chômage, en particulier contre le chômage des jeunes. Donc c’est un plaidoyer que nous faisons en direction des populations pour qu’elles soutiennent massivement, cette liste, la liste de l’Union fait la Nation.

Africa 24 : Quel message apportez-vous aux populations que vous visitez.

LVS : C’est un message d’espérance, un message de sursaut. C’est un message qui va dans le sens du refus du découragement et qui doit  mobiliser  les  gens  pour  nous  permettre  effectivement  d’avoir à  l’Assemblée Nationale, un nombre important de députés pour contrôler l’action du gouvernement et pour voter des lois qui soient de plus en plus sociales et plus proches du quotidien de nos compatriotes.

Africa 24 : Votre slogan “Réagissons maintenant“ est-elle une réponse à votre échec à la présidentielle ?

LVS : Non, ce n’est pas un slogan qui a été élaboré pour répondre à quoi que ce soit, c’est simplement la volonté de remobiliser nos compatriotes, nos concitoyens et leur demander de réagir en votant et en faisant voter massivement pour les listes de l’Union fait la Nation.

Africa 24 : Vous avez évoqué plusieurs fois le mot lois. De quelles lois s’agit-il concrètement?

LVS : Vous savez bien qu’avec la LEPI en l’état, beaucoup de Béninois risquent de ne pas être pris en compte au cours des dix prochaines années. Nous allons faire voter une loi pour que les 1.300.000 personnes dont il est question, puissent ne plus être considérées comme des béninois de seconde zone. Donc, il faut réviser la LEPI de fond en comble et la faire auditer et ça c’est la première des choses à faire et nous allons nous battre pour qu’il en soit fait ainsi. La deuxième chose, c’est que nous qui avons la chance et le privilège de diriger une commune, savons que les problèmes que nous avons sont immenses et sans ressources, nous ne pouvons pas faire face. Pendant la dernière campagne, nous avions dit qu’il faut mettre un minimum de ressources à la disposition des communes et nous avions dit qu’il fallait faire en sorte qu’un milliard de francs CFA puisse être mis à la disposition de ces communes. Ce milliard, c’est pour faire des routes, des marchés, des aires de jeux. Donc, nous allons continuer à mener le combat pour que le transfert des ressources  soit effectif. La troisième chose est spécifique à Cotonou où le foncier est un problème lancinant. Il faut mettre de l’ordre dans tout ça. Il faut qu’enfin, le recasement puisse être terminé, que le lotissement puisse se faire et que l’anarchie qui règne puisse trouver un début de solution. C’est sur ces éléments-là, que nous faisons campagne et je crois que les populations réagissent favorablement à ce que nous leur disons.

Africa24 : Merci