La Nouvelle Tribune

Interview d’Edwige Akplogan, artiste plasticienne

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Au Togo par exemple, à un moment donné, il y a eu un petit mouvement qui s’est structuré autour de la latérite, autour de jeunes comme Azankpo, Papisco… Il y a eu une petite montée de jeunes peintres et qui ont décidé de travailler ensemble. Mais ici au Bénin, cela a été difficile. Moi j’ai pensé par exemple que les jeunes qui ont commencé autour de Makef, Adogra, Midy, Grek… avaient entamé quelque chose d’intéressant au niveau de la rue qui justement a été repris. Le mouvement de Miwononvi ou Rencart, j’avais pensé qu’à un moment, cela allait imprimer à cette jeune génération un dynamisme qui allait faire bouger les choses. Mais, peut-être qu’ils n’ont pas théorisé leur démarche. Ce qui fait que, je crois, c’est resté un petit peu un mouvement sans lendemain. La manifestation existe toujours mais est-ce que cette démarche intellectuelle a continué à se poursuivre ? Je ne pense pas.

 

Propos recueillis par Fortuné Sossa