La Nouvelle Tribune

Mamadou Chabi, Président de la Chambre d’Agriculture du Bénin

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-Parlons maintenant du secteur halieutique et d’élevage. On ne constate pas un rendement assez notable. Comment cette situation s’explique-t-elle ?
La couverture d’acteurs dans ces domaines n’est pas de même étendue que dans les cultures vivrières. La production végétale est plus étendue et plus diversifiée, alors qu’au niveau des espèces animales, c’est plus restreint. C’est les bovins et les caprins. C’est cela la réalité. C’est pour dire qu’aujourd’hui  la production animale se fait bien. Quand il y a des épizooties, on arrive à les maîtriser. Vous avez suivi ici le cas de la peste porcine africaine et la grippe aviaire. Donc, il y a une volonté politique pour accompagner toutes ces actions. Aujourd’hui, la viande du bœuf vient du nord. L’élevage s’intensifie, parce que les populations font beaucoup de points d’eau dans la nature là-bas. Maintenant, on parle de la production laitière qui est une émergence d’un mode d’agriculture qui a été toujours l’apanage des paysans peulhs. Cela se voit autrement.

-En raison de l’importance de l’agriculture pour le développement économique et social du pays, qu’est-ce que l’Etat devrait faire pour son développement ?
La Chambre d’Agriculture doit être  plus de dynamique. On a besoin de ressources humaines, de financements et d’infrastructures. Aujourd’hui, la Chambre est dans un immeuble en location aux frais de l’Etat. On souhaiterait avoir des bâtiments construits pour la Chambre. Et, on a un domaine d’un hectare et demi à Abomey-Calavi clôturé au nom de la Chambre d’Agriculture. Cela peut permettre de mettre des infrastructures de valeur à terre capables d’abriter toutes catégories d’acteurs venus pour le débat agricole, car c’est eux qui peuvent permettre le partenariat public-privé.  Nous souhaiterions avoir plus de moyens pour aller plus loin.

Propos recueillis par Jules Yaovi Maoussi et Benoît Mètonou