La Nouvelle Tribune

Coordonnateur adjoint de la jeunesse unie pour la Nation de l’intergroupe politique G4,G13,Force clé

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Certaines organisations de la société civile et même des partis politiques dénoncent une certaine campagne précoce à deux ans de la présidentielle de 2011. Etes-vous de leur avis ?
Malheureusement Oui. Et c’est le développement qui est ainsi relégué eu second rang. Quand on voit cette campagne de manipulation des esprits, de l’opinion en vidant l’administration et en utilisant les moyens de l’Etat, il faut comprendre que cela n’apporte rien au peuple dans sa quête de développement. Le président Boni Yayi a été élu parce que  les politiciens avaient été mal jugés par les populations. Mais, il croit que c’est parce qu’il y avait un déficit d’hommes d’Etat au Bénin. La preuve, il oublie de faire ce pour quoi il a été élu et imite très mal les politiciens.  Il a lancé une campagne précoce, c’est tant mieux pour ses potentiels challengers qui ne vont pas manquer de lui donner la mesure de son activisme.

La Lépi cela vous inspire quoi ?
C’est vrai que tout le monde parle de la réalisation de liste électorale permanente informatisée(Lépi). Mais, moi j’estime que si on a la Lépi ou pas,  on fera les élections. Puisqu’on en a toujours fait. Je pense qu’autant il a été possible de sauver nos élections sans Lépi par le passé, autant on le pourra encore si on n’arrivait pas à réaliser la Lépi. Et nos élections, nous les avons toujours réussies grâce à l’esprit de tolérance, de consensus qui a toujours caractérisé nos hommes politiques. C’est moins ces outils-là. Malheureusement, les acteurs que nous avons en face aujourd’hui ne nous rassurent pas que nous aurons des issues aussi apaisées que par le passé. Les communales nous en ont donné la preuve. Quand le président dit qu’on ne peut faire les élections sans la Lépi, il se trompe. Il faut la Lépi mais consensuelle qui permette à tout le monde de voir clair dans tout le processus.

Réalisation : Benoît Mètonou