La Nouvelle Tribune

Kmal Radji sur les secrets de réussite et la candidature de Lionel Zinsou

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Talentueux slameur, activiste, panafricaniste, le jeune artiste populaire béninois Kmal Radji est également un entrepreneur, un self-made-man convaincu de ce qu’il est possible de vivre dignement chez soi et de développer son pays sans faire recours à des puissances occidentales qu’il accuse d’être dans une logique de domination, de pillage du continent africain.

Rencontré par une équipe de la Nouvelle Tribune, le séduisant slameur à la touffe de cheveux afro avec un sourire éclatant, parle de son combat et également de la présidentielle de 2016 à laquelle il ne choisira pas Lionel Zinsou qui pour lui, vient défendre les intérêts de la France contre ceux du Bénin.

Kmal, c’est une nouvelle année. Quel vœu voudrais-tu formuler à tes fans et aux lecteurs de la Nouvelle Tribune ?

Je remercie tous mes fans. Je leur souhaite bonne année, année d’action, année de pensée positive, année de patriotisme et année de construction du label 229.

Kmal le slameur, Kmal l’activiste, Kmal le panafricaniste, qu’est-ce qui t’a le plus marqué en 2015 ?

Positivement, à mon niveau personnel, il y a un bon moment qu’on n’a plus entendu parler Kmal parce que j’ai fait mon retour au village. Ces trois dernières années, j’étais au village.

Le village, c’est où ?

Je retournais en fait dans la brousse. J’ai d’abord fait le tour du Bénin à moto. J’ai habité pas mal de coins. Je suis allé dans les recoins. Il me fallait le faire parce qu’à un moment donné je me suis dit « Kmal, ta musique tu veux toujours la faire  ou continuer à parler? Quel est aujourd’hui le plus important pour toi ? », puis je me suis dit, c’était la dynamique d’action. Il fallait qu’on aille agir, qu’on aille montrer aux gens que ce que nous sommes en train de dire, nous l’avons réussir et nous pouvons réussir. Donc c’était pour ça que j’ai fait une pause artistique et fait un retour au village. J’ai fait comme le Président tanzanien qui disait que pendant que les autres vont vers la lune, les Africains doivent retourner au village. C’est du village que nous pouvons créer les conditions de notre auto-détermination, l’indépendance au niveau personnel et au niveau collectif, au niveau communautaire et au niveau national.

A ton retour au village, qu’as-tu fait ?

J’ai mis en place une activité économique. Pour moi c’était une expérience. Le but n’était pas pour gagner de l’argent. J’ai mis en place une ferme d’élevage de poulets locaux, de production de manioc, de production d’igname. Avec des amis de la diaspora, nous avons acheté un gros domaine, et nous essayons de faire du maraichage, des produits de de contre-saison sur   le nord. Il y en n’a pas beaucoup, il y a énormément de demande. J’étais donc dans ma dynamique d’expérience et les problèmes qu’il y avait sont devenus pour moi des solutions. En répondant à ces problèmes, on offre des solutions et on se rend compte qu’on gagne de l’argent. Je me réjouis d’avoir pu faire ça parce que pour moi c’était l’expérimenté pour mieux l’expliquer aux jeunes. Aujourd’hui, j’ai fait 03 ans au village, j’ai dormis dans des camps peulhs, j’ai dormis avec les villageois, j’ai monté m  a tente dans la brousse et c’est à partir de rien que j’ai construit la dynamique avec laquelle je travaille avec mes associés. On a construit des puits.

Kmal n’est pas un slameur du verbe mais d’action aussi ?

Quand je parle du développement, je sais de quoi je parle. Je ne suis pas du tout dans le discours. Les gens peuvent le remarquer. Je suis vraiment content d’avoir pu faire cela. 2015 a été l’année qui a bouclé tout le processus qui m’a amené à ce niveau. J’ai eu mon expérience, aujourd’hui le projet évolue, mon associé est là-bas, son business marche. Ça grandit. Je suis content, je suis un manager. En dehors de cette expérience, en 2015, on n’a aussi participé aux états généraux sur l’éducation. Ce qui m’avait également marqué c’était le tour du Bénin qu’on avait fait. J’ai pu constater que le sérieux problème qu’on a au Bénin, c’est l’éducation. Si l’éducation apprêtait le jeune à être lui-même, à être responsable on pourrait régler une partie de nos problèmes. On allait préparer le jeune à entreprendre, à pouvoir faire quelque chose de ses mains et ne plus être ce Akowé –intellectuel- fictif là.

On te connaît aussi comme un panafricaniste engagé. D’où est née cette fibre panafricaniste ?

Sans pour autant être catégorisé, Kmal c’est tout simplement un jeune africain qui croit dans une dynamique panafricaine, africaine, une dynamique d’autodétermination, d’indépendance et de création de richesse pour le jeune béninois, le jeune nigérian, le jeune africain parce que nous sommes un peuple. D’où me vient cette fibre ? J’étais un jeune qui se posait des questions. Je me demandais pourquoi dans la vie certaines personnes sont riches et d’autres sont pauvres. Je me posais la question de savoir pourquoi je suis né au Bénin et non dans un autre pays. Je voulais comprendre pourquoi d’autres utilisent l’Euro, d’autres le Naira, le franc Cfa, pourquoi je parle le français que je suis contraint de magnifier et non une langue nationale qui serait la langue officielle de travail. Bref, je me posais des questions. Il se faisait que j’avais du talent pour la culture, pour la musique. Au départ je faisais du rap, je participais à pas mal de podiums de rap, j’ai beaucoup de groupes avec des artistes comme Wilf Enigma, Jupiter. Mais dans ma dynamique je faisais des trucs toujours engagés et je trouvais qu’il y avait des choses anormales. Il fallait   trouver des réponses à mes questions. C’est en cherchant des réponses que j’ai commencé par comprendre le système, comment le monde fonctionne, les lois du marché. Kmal s’est enfin rendu compte que dans ce monde, la guerre est économique et cette guerre économique qui fait créer d’autres guerres. Si en tant que pays nous voulons nous développer, il faut que nous comprenions que la guerre est économique. C’est de là qu’est née cette fibre et bien sûr, je suis d’abord allé lire ceux qui s’étaient posés ces questions avant moi. C’est alors que j’ai eu la chance de découvrir des gens comme Thomas Sankara, Kwame Nkruma, Nelson Mandela qui ont rêvé. Aller connaître ces leaders-là, prendre possession de leur combat et justement être dans continuité. Thomas Sankara l’a dit, vous allez me tuer mais vous ne pouvez jamais tuer mes idées. Ses idées sont sincères et sont prises par des gens qui se sentent concernés. C’est pour cela que la musique de Kmal est une musique engagée, une musique de développement.

Parlons donc de ta musique. Tu as récemment sorti « Le colonisé », un clip à charge. Mais tu es revenu sur Facebook présenter une sorte de mea culpa reconnaissant tu avais pu employer des mots trop durs. Etait-ce un excès de panafricanisme qui t’a poussé à bout ?

Dans « Assume ta jeunesse » je le dis très sincèrement, notre génération ne doit pas être une génération de révoltés mais une génération de révolution. Nous ne devons pas être révoltés, mais lorsqu’on se calme avec tout le sang-froid possible et qu’on se rend compte de tout ce qui a été fait contre nous, il n’est pas possible si tu es humain, de ne pas être révolté. Donc parfois nous disons les choses avec beaucoup de frustration. Ça choque. Si aujourd’hui nous disons des choses qui choquent, il faut que les gens comprennent que ces choses sont réelles. C’est parce que c’est réelle que cela choque. Dans notre dynamique, nous n’avons rien contre les hommes. Tous les hommes sont utiles à la construction de l’autodétermination, de ce rêve que nourrisson, pouvoir simplement vivre dignement dans notre pays. On ne demande pas beaucoup. On veut pouvoir vivre dignement dans notre pays, être nous-même, parler notre langue, vivre notre culture, exprimer le génie, le potentiel que nous avons en nous. Cela nous amène à dire parfois des choses frustrantes. « Le Colonisé », lorsque nous étions en train de réaliser ce clip, il y en a plein qui se sont mis dans la diabolisation de notre personne. Notre dynamique n’est pas ça. Le colonisé est un morceau que j’ai écrit depuis longtemps et qui est sur mon album « Aube nouvelle » sorti depuis 2011. Si les gens avaient écouté cet album, ils n’allaient pas se mettre dans la diabolisation. Mais moi j’aime quand on diabolise les choses. Ça veut dire que c’est sincère. Il y a des gens qui sont là pour diaboliser. Lorsqu’on diabolise quelque chose, je cherche toujours à savoir pourquoi est-ce qu’on la diabolise. C’est des activités qui m’ont empêché de faire le clip du colonisé depuis 2011. Ce qu’on disait dans Le colonisé et que certains disaient déjà depuis longtemps existe encore à nos jours. Lorsqu’on ne va pas régler ce problème, ça va toujours exister. Il faut que la jeunesse béninoise dise merde ! et se décolonise parce que pour aller manger à la table de l’humanité, il faut qu’on apporte ce que nous avons. Nous combattons l’esclavage, nous combattons tous ceux qui viennent défendre l’esclavage, tous les systèmes qui défendent l’esclavage économique, l’esclavage mental. Et ça nous le ferons jusqu’au bout.

Nous sommes à un grand carrefour. 2016. Ton pays est à quelques semaines d’une échéance électorale, celle de la présidentielle. Est-ce que déjà tu as des activités ou des choses que tu envisages faire dans le cadre de la présidentielle ?

Moi en 2016 comme depuis, j’ai pris mon combat. Je pense qu’aujourd’hui, face à la recolonisation qui est en vue et face à beaucoup de géostratégies économique et politique comme le marché du Nigéria que l’ancien colon a envie d’envahir, donc pour ça il va nous imposer par toutes les manières un candidat. Et c’est ça qui est en train d’être fait. C’est quelque chose qu’on dit depuis 2011. Pourquoi les gens pensent que c’est maintenant qu’on le dit. On le dit depuis. On ne combat pas des personnes. On combat des systèmes économiques. Il faut que les gens comprennent ça. Moi Kamal Radji entant que jeune, je vais combattre ce système. Et pour cela, je vais le combattre avec un candidat. Je pense qu’aujourd’hui, on aille changer les choses. Je rêve d’un pays qu’on change de système scolaire. C’est-à-dire que la mi-temps pédagogique qu’on a même défendu aux états généraux de l’enseignement avec les Potiers de la République et autres jeunes activistes. Donc, il faut que la mi-temps pédagogique soit appliquée à partir de 2016. Et pour qu’elle soit appliquée, il faut qu’on se mette dans l’activisme politique et que les jeunes ensembles, réclament ça d’un président. Mettre cette mi-temps pédagogique afin que le jeune aille à l’école et sorte à 14h et dans l’après-midi, qu’il soit capable de travailler dans un atelier de soudure, couture…Savoir faire quelque chose de ses propres mains. Il n’y a pas de sot métier. Apprenons à responsabiliser aujourd’hui les jeunes de notre pays. Et pour cela, c’est de la volonté politique. Les problèmes de ce Bénin sont politiques. Beaucoup de candidats ne l’ont pas encore compris.

Quand tu parles de candidats, de système et tout. Il y a la candidature du franco-béninois Lionel Zinsou qui fait débat et farouchement combattue. Quelle est ton appréciation personnelle de la candidature de Zinsou ?

Déjà, Lionel Zinsou c’est un béninois. Même si on dit qu’il est franco-béninois, moi je n’ai jamais douté qu’il est un Béninois. Mais il est Français que Béninois. Les grandes chaines internationales le présentent déjà comme le prochain Président béninois, le premier Français Président en Afrique.

J’avais même déjà lu le rapport de Mr Lionel Zinsou. J’étais farouchement contre cela. Ce que j’ai contre la candidature de Mr Zinsou, c’est quand il pense sincèrement que le Franc Cfa est une chance pour l’Afrique. C’est faux! On ne peut pas me dire que l’esclavage économique est une chance pour moi. Si aujourd’hui tout coûte au Bénin, c’est à cause du Franc Cfa. C’est une monnaie qui nous force à importer plus de l’extérieur que produire nous-mêmes et pour vendre à l’extérieur. C’est une monnaie qui nous force à produire des matières première comme le coton, le cajou, le soja et autres, non pas pour es transformer mais pour les usines de l’occident, les intérêts de l’impérialiste. Ce système économique qui a été inventé par Hitler et qui a été imposé et appliqué à la France alors que ce dernier était sous domination colonialiste. C’est pourquoi on appelle le Franc Cfa, le nazisme monétaire. Et quand nos parents ont aidé la France a chassé Hitler, et pour que nous aussi, nous ayons notre indépendance, le génie de Gaulles a été de nous copier ce système que Hitler avait mis en place aux pays africains. Et le seul qui dans le temps avait dit non, c’est Sekou Touré. Il avait dit qu’il était préférable de vivre dans la pauvreté en étant digne plutôt que de vivre dans la richesse sous l’esclavage. Et Sekou Touré avait inventé sa propre monnaie qui était le Franc guinéen. Et on sait tous que la France avec son réseau des frères Faucard ont imprimé la monnaie guinéenne pour venir ruiner l’économie de Sekou Touré. Il avait été par la suite fait dictateur et plein d’autres choses. Mais aussi, on sait que des leaders comme Thomas Sankara, le président Olympio au Togo, ils ont été tous assassinés parce qu’ils voulaient imprimer une nouvelle monnaie. On sait tous comment Kadhafi a terminé.

On dit que si Zinsou était élu, il aurait tellement de vices qui envahiraient le pays. Qu’en penses-tu?

Moi je suis contre la recolonisation. Moi je suis pour une dynamique de gagnant-gagnant. C’est-à-dire qu’on à des partenaires de développement. Des gens qui viennent nous parler comme des grands garçons. Qu’on considère notre dynamique, notre volonté d’aller de l’avant et on a besoin de partenaire pour cela. Si Mr Zinsou était partenaire de notre autodétermination et que si même, il était venu s’imprégner dans le peuple cinq à l’avance, connaitre le jeune béninois, et qu’il nous prouvait qu’il est plus là pour vendre le Bénin que pour vendre la France en Afrique, on l’aurait soutenu. Tel n’est pas sa dynamique. Et l’histoire nous a toujours montré que l’impérialiste fera toujours tout pour nous maintenir dans l’esclavagisme économique. Et tant que nous sommes vivant, nous devons combattre cela. Mais cela ne veut pas dire que nous combattons une personne ou même que nous détestons quelqu’un. Nous combattons un système de pauvreté. Et c’est ce qu’il faut comprendre.

Finissons le chapitre politique avec un appel de Kmal aux jeunes pour 2016.

Clairement, moi je vais vous dire pour 2016, déjà ça fait longtemps que mon combat, je l’ai pris. Comme je dis, je ne suis pas dans l’irresponsabilité. J’ai pris mes responsabilités déjà pour moi-même et pour pouvoir être capable de vivre dignement dans mon pays. Quand un jeune me dit, Kamal je ne vais pas faire la politique, je dis non. Tu dois t’intéresser à la politique parce que c’est gens là, ils votent des lois pour toi, ils votent des lois auxquelles on te force, on te les applique. Donc, tu dois être là quand ces lois sont votées. Tu dois prendre conscience que tu es acteur de ces gens. C’est toi qui le fais. Donc, prends tes responsabilités. Ne dis pas non ni t’en laver les mains, c’est faux. Parce que ces gens, ils décident pour toi.

 

 

Au-delà du slam, au-delà de la politique, parle nous plus amplement d’autres choses que tu fais pour avoir les moyens de financer ton combat ?

En Afrique, on a énormément de problèmes. Mais quand on y pense, on comprend que ces problèmes sont des solutions. Et si on avait responsabilisé le jeune à penser que ces problèmes étaient des solutions, il allait créer de la richesse. Moi, à un moment, il fallait être en accord avec ce que je dis. C’est pour cela que je me suis retrouvé à être entrepreneur. Je travaille principalement et exclusivement avec le Japon. Le rôle, c’est de connecter les entrepreneurs japonais sur le marché africain. On travaille sur Johannesbourg, Accra, Lagos, Abidjan. On aide les entrepreneurs africains à venir sur le marché africain vu que nous, on a des problèmes techniques. Le Japon, vous savez, c’est un pays qui développe énormément la technologique. Eux, ils ont déjà tout fait. Nous a besoin de ses partenaires là. Savoir les amener dans une dynamique d’autodétermination. Et le Japon, c’est un peuple qui a les mêmes cultures que l’Afrique. Je vais vous donner un exemple. Un jour, un japonais nous a dit que les premiers Samouraï qui sont venus au Japon sont des africains. Donc, ça fait longtemps que l’africain avait trouvé les moyens d’aller au Japon mais que la colonisation a toujours dit que c’est eux qui sont venus nous civilisé. Donc, nous avons énormément des choses à faire avec ce pays là dans un partenariat de gagnant-gagnant. Ce n’est pas dans l’esclavage comme certains l’on toujours fait parce qu’il y a de la culture de domination que les Français et autres ont toujours développé. Nous voulons travailler avec tous ceux-là qui veulent être des partenaires dans une dynamique de respect de l’autre, dans une dynamique de respect de la culture de l’autre. Et c’est pour cela que Kamal travaille principalement avec le Japon. J’ai aussi monté ma ferme au nord du bénin. Je fais aussi beaucoup de business avec le Japon avec toutes ses opportunités. Toutes ses choses me permettent de gagner de l’argent et de pouvoir dire ce que je pense sans que personne ne veuille m’acheter. Et s’il y a des gens qui pensent qu’on nous achète, tant mieux. Au moins qu’ils aillent chez ces gens et qu’on les achète dans la bonne dynamique, pas d’esclavage. Mais je pense qu’en Afrique, il tellement d’opportunité de gagner de l’argent, de créer de la richesse que si nous les africains nous acceptons de vivre dans notre pays. Parce que le jeune béninois vit au pays mais sa tête est aux Etats-Unis, son cerveau est en France et toute sa vie, il cherche les moyens à aller dans ces pays là. Parce que l’éducation l’a travaillé à s’extérioriser. Notre monnaie est extériorisé, nos vies sont extériorisées, notre démarche est extériorisée. On ne possède pas notre pays et il a beaucoup d’herbes qui poussent partout. Que nous soyons capables de créer la richesse, de développer le secteur primaire et de ne pas rêver un secteur tertiaire. Parce que, aujourd’hui il y a beaucoup de choses qui nous empêchent d’être nous-mêmes. Et ces choses, on peut les régler par la volonté politique. Il faut qu’on en arrive là. Et c’est pourquoi je pris mon combat à bras le corps avec le programme qui a commencé avec le « Colonisé ». Il y a trois autres morceaux qui vont sortir en janvier, février et qui vont aller au-delà des élections parce qu’il faut qu’on force le prochain président de notre pays à travailler pour nous, à travailler pour la jeunesse, à travailler pour le peuple tout simplement. A côté de nous, les gens avancent et ce n’est pas normal de continuer à être des esclavages. Nous allons continuer le combat. Et nous allons les combattre avec amour.

Réalisation : Olivier Ribouis, Hugh Dato