La Nouvelle Tribune

A propos des ordonnances présidentielles

A lire

Urgent – Gambie : la CEDEAO suspend l’opération militaire pour une dernière médiation

LA GRANDE RUPTURE du Dr Yacouba FASSASSI

Espace membre


Quelle alternative propose donc la Société civile ?
La Société civile est là pour la paix et le dialogue entre les institutions d’une part puis entre les institutions et le peuple d’autre part. Elle ne saurait donc mettre de l’huile sur le feu. Car, la situation actuelle établit une crise vieille déjà de plusieurs mois entre l’exécutif et le parlement. Ce qui préoccupe donc la Société civile, c’est la fin de cette crise ; ce qui préoccupe la Société civile n’est pas de raviver la tension. Si le chef de l’Etat est fondé pour prendre des ordonnances, les députés sont également fondés pour ne pas voter une loi lorsqu’ils ne sont pas convaincus. Ce qui est important, c’est que les deux institutions arrivent à dialoguer. Or, il nous semble que la prise d’ordonnance n’est pas de nature à calmer la crise. Car, le recours à l’article 68 de la Constitution est prévu seulement dans les cas d’extrême exception et nous pensons que si le chef de l’Etat est vraiment attaché à la gouvernance concertée, il devrait mettre l’accent sur le dialogue avec les autres institutions de la République et surtout avec toutes les composantes de la classe politique béninoise.

Entretien réalisé par Ludovic D. Guédénon