La Nouvelle Tribune

Claudine Prudencio sur le projet Epine dorsale : « le monde entier sera au courant et la justice tranchera… »

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Elle ne baisse pas les bras. Dans le différend qui oppose le groupe Petrolin de l’homme d’affaires Samuel Dossou à l’Etat béninois au sujet du projet Epine dorsale, l’honorable Claudine Prudencio est décidée à voir la justice et la vérité triompher. Dans une intervention faite depuis Paris, elle revient sur les tenants et les aboutissants de ce projet et dénonce les contre-vérités de certains ministres.   

Honorable Claudine Afiavi Prudencio, vous êtes depuis quelques jours au devant de l’actualité nationale à travers le dossier Épine Dorsale de Développement de l’Economie Béninoise. Quelle est votre motivation ?

Le dossier Épine Dorsale de Développement Intégré de l’Economie Béninoise est une initiative du Groupe PETROLIN de notre compatriote Samuel Dossou-Aworet. Un projet qu’il a initié lui-même et dont il assure, sur fonds propres, les premiers financements incluant notamment les frais d’études relatifs à toutes les composantes du projet ainsi que les travaux de réalisation du port sec de Parakou. Comme l’on peut le constater, le Port sec de Parakou et le port pétrolier, minéralier et commercial en eaux profondes de Sèmè Podji sont deux terminaux stratégiques encadrant le chemin de fer de l’OCBN afin de relever le niveau de développement économique de la sous-région  et de notre pays en particulier. Malheureusement, vous le savez très bien, ce digne fils du Bénin ayant gagné l’appel d’offres international lancé par les Etats du Bénin et du Niger le 04 Août 2008, relatif à la concession de gestion, de réhabilitation et d’extension du chemin de fer de Cotonou jusqu’à Niamey via Dosso, est en train d’être dépossédé de ce dossier par des manœuvres obscures en faveur du Groupe Bolloré qui n’avait même pas soumissionné!

En ma qualité d’élue de la Nation, je ne peux rester indifférente à une telle flagrante injustice. Je réagis avec force et conviction aujourd’hui car à la demande du Président Boni YAYI, j’ai personnellement insisté auprès de Monsieur Samuel DOSSOU-AWORET pour accélérer les premiers financements ainsi que certaines réalisations en dépit des retards accusés par le Gouvernement pour l’accomplissement des diligences à sa charge. Je connais donc parfaitement  les tenants et  aboutissants de  ce dossier mieux que ceux qui racontent  des contrevérités à la télévision.

Pourquoi avez-vous démarché le Haut Conseil des Rois du Bénin ?

Le terme «démarcher est une injure à l’égard des garants de nos traditions!! Personne n’est  allée démarcher» les Rois du Benin. J’ai entendu dire que les Majestés ont été soudoyés et ont reçu de l’argent par ci et par là. Je m’inscris  entièrement en faux contre de telles allégations. Le journal Télégramme qui colporte de telles rumeurs doit apporter les preuves de ce qu’il avance.

Dans nos traditions africaines, il est de coutume que lorsqu’un digne fils d’une localité se sent lésé, il fasse part de ses difficultés devant le Conseil des sages. Une démarche que le Président de la République lui-même entreprend  très souvent. Il rencontre très fréquemment les Rois au Palais de la Marina. C’est dans ce cadre que le Dossier Épine Dorsale a été porté à l’attention des Rois du Bénin. J’ai été invitée en tant qu’élue de la nation et princesse de deux cours royales, à la cérémonie d’ouverture de cette session du Haut Conseil des Rois du Bénin. Selon le communiqué final, les Rois du Bénin se sont prononcés sur l’actualité socio-politique et économique de notre pays, à savoir : La grève des magistrats, la LEPI, les élections municipales etc...  Le dossier Épine Dorsale de Développement Intégré de l’Economie Béninoise ne représente qu’un petit paragraphe de leur communiqué final.

Selon certains, le promoteur, investisseur, aurait refusé la main tendue du Gouvernement dans le dossier EPINE DORSALE ?

La question ne se pose pas en ces termes. Nous sommes en matière économique et  lorsque la confiance qui constitue le socle de la relation est perdue, la partie qui ne se sent pas en sécurité a le droit de saisir la juridiction compétente. C’est ce qui est fait. Certes le Gouvernement a lancé un appel public au dialogue. Mais au-delà  de cette initiative rien n’est fait pour rassurer l’opérateur économique Béninois. Au contraire, officiellement on lui demande de mettre la balle à terre et officieusement on permet à certains de noircir son image en inventant des histoires invraisemblables et en disséminant des informations inexactes. Ils tentent de le poignarder dans le dos et ceci est inadmissible!  Je connais suffisamment bien le dossier pour ne pas accepter une telle attitude. Ceci est une injustice et un scandale qu’aucun de nos compatriotes béninois ne peut supporter! Le monde entier sera au courant et la justice tranchera !

Le Groupe Petrolin déterminé à mener à terme le projet Epine Dorsale

Dans ces conditions que préconisez-vous

Il faut rétablir Monsieur Samuel DOSSOU-AWORET, Président du Groupe PETROLIN  dans ses droits. J’ai soutenu avec force et conviction lors des différentes élections le Président Boni YAYI et j’ai sollicité les suffrages des familles qui souffrent aujourd’hui de la situation économique et politique du pays. Je souhaite de tout mon cœur de ne pas avoir à regretter mon choix et de