La Nouvelle Tribune

Moussa Latoundji à propos de son effectif pour le Tournoi de l’Ufoa

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Moins d’une semaine après leur retour du Tournoi de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (Uemoa), l’équipe locale du Bénin a entamé jeudi dernier la préparation du Tournoi de l’Union des Fédérations Ouest-Africaines (Ufoa).

L’ancien défenseur central et capitaine des Ecureuils du Bénin, aujourd’hui l’un des deux entraîneurs des locaux, a fait un petit bilan du séjour de son équipe à Abidjan. Retrouvé vendredi dernier au Stade de l’Amitié de Kouhounou, Moussa Latoundji nous parle des changements apportés à l’équipe et de la préparation du Tournoi de l’Ufoa.  

Moussa Latoundji, vous venez de prendre part au Tournoi de l’Uemoa. Quel bilan vous faites de cette participation?

Je pense que notre participation au Tournoi de l’Uemoa n’était pas mal, parce qu’on ne s’attendait pas à aller jusqu’en finale. Mais, quand on jouait chaque match, je pense que les enfants sont en train de progresser. Et puis voilà, on s’est retrouvé en finale malheureusement on a perdu

Qu’est-ce qui s’est passé lors de cette finale?

Je pense que les enfants se sont bien donnés en finale, et offensivement on n’était pas bon. Il n’y avait personne pour mettre le ballon dans les filets. C’est le problème qu’on avait là-bas. Et là maintenant, nous sommes rentrés pour préparer l’UFOA, donc la porte est encore ouverte pour tout le monde. On a pu prendre quelques joueurs que nous allons essayer de voir dans la semaine, pour voir si on peut les amener au Ghana.

Vous êtes revenus d’Abidjan, et déjà il faut préparer le Tournoi de l’Ufoa. On vient de voir que vous avez retenu une liste. Quels changements notables vous avez faits?

Oui là maintenant, le nœud de l’équipe reste l’équipe qui vient de prendre part au Tournoi de l’Uemoa, et on a ajouté des attaquants et quelques milieux de terrain. Je pense qu’il y aura des changements.

Le Bénin va rencontrer encore le Burkina-Faso et la Sierra Leone, le Ghana. Est-ce que le Bénin a une chance dans ce groupe A?

Bien sûr qu’on a toujours notre carte à jouer. La chance qu’on a maintenant, c’est qu’il y a des joueurs qui jouent à l’extérieur du Bénin (sur le continent africain) qui peuvent renforcer l’équipe, comme Djodel Dossou, Fadel Suanon, Garel Sossa. Je pense que ce sont des joueurs qui peuvent nous aider dans notre attaque. Il y a Aoudou qui est là aussi. Je pense qu’on a un plus dans l’effectif maintenant.

On a vu que certains joueurs qui étaient à Abidjan, comme Ezéquiel Okotou, Antonin Oussou, ont été écartés du groupe. Cela veut dire qu’ils n’ont pas confirmé lors du Tournoi de l’Uemoa?

Oui, et on n’a pas le temps pour les voir plus que ça. Là maintenant, il faut aller vite, et c’est avec les joueurs qui donnent automatiquement qu’il faut travailler. Donc eux, ils n’arrivent pas. Ezéquiel, on lui a donné la chance là-bas. On sait de quoi il est capable, mais pour nous, ce n’est pas encore ça. On veut des joueurs qui peuvent répondre automatiquement à ce que nous sommes en train de faire. Pour la suite, nous serons à la plage demain (samedi dernier) pour travailler la condition physique. Le lundi, on retrouvera la pelouse, et le mardi on aura un match amical (l’équipe à jouer reste à déterminer).

Les supporters béninois sont impatients. Un mot à leur endroit

Je sais qu’ils sont impatients, mais il faut qu’ils nous donnent le temps, le temps de former une équipe. Parce que former une équipe ce n’est une affaire d’un, deux, trois mois, six mois. Il faut du temps, et l’équipe est jeune. S’ils sont vraiment patients, et nous font confiance, on fera de très bonnes choses.

Réalisation: Arthur Sélo