La Nouvelle Tribune

Entretien avec Claudine Yétondji, fondatrice du club «Estrella de la salsa»

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«Nous lançons la soirée salsa “Vendredi en live” le 26 octobre prochain» Petite fille fan de la salsa devenue jeune dame enseignante de la salsa, Claudine Yétondji relance les activités de son club «Estella de la salsa» par l’organisation vendredi 26 octobre prochain au complexe Cliontine à côté de l’échangeur de Godomey, d’une soirée dénommée «Vendredi en live».

Dans cet entretien, elle nous parle de ce nouveau concept qui repose essentiellement sur une soirée live de salsa tous les premiers vendredi du mois.

Après un an de trêve vous revenez sur la scène avec votre club «Estella de la salsa». Quelle sera l’innovation?

L’innovation, c’est un nouveau concept. C’est “Vendredi en live’’. C’est une soirée typiquement salsa avec ses variétés. Une soirée  en live avec un artiste invité et un orchestre. Un artiste de renom bien sûr. Pas du play-back. Elle aura lieu tous les premiers vendredis du mois au complexe Cliontine de 00 heure à 5 heures. Mais le lancement, c’est-à-dire la première soirée, aura lieu le vendredi 26 octobre 2012. Cette soirée sera animée par Bayo Agonglo. C’est un artiste qui fait parler de lui par la beauté et le professionnalisme de son art, de sa musique. Il fait la fierté du Bénin. C’est pour ça que je l’ai choisi pour lancer le concept. C’est aussi lui qui m’a toujours accompagné dans mes évènements.

 

Pourquoi avez-vous choisi dédier cette soirée à la Salsa?

Je suis une salséro. J’ai hérité cette danse de ma maman. Je profite pour lui rendre hommage parce qu’elle n’est plus. J’adorais la salsa depuis mon jeune âge. Je me suis formée par le coach Steve Lokonon, il y a plus d’une dizaine d’années. Au début, ce n’était pas pour l’enseigner aussi. C’était juste une passion. Mais, il y a trois ans, des suites du désir des amis, j’ai créé un club pour enseigner aussi la salsa. J’étais avec d’autres salséros. Au fil des temps, chacun a pris son chemin. Aujourd’hui, le club «Estrella de la salsa» est dirigé par les 3C : Cyriaque, Carmel et Claudine. Après avoir réfléchi sur ce que je peux faire pour mon pays, j’ai décidé de créer cette nuit de salsa. J’ai fait un partenariat avec l’Association Gogbé constitué de grands artistes béninois qui font la salsa. Je me suis rapproché de Bayo Agonglo qui est le chef d’orchestre (Co) de Black Santiago et aussi de son adjoint qui est Gobi. L’année passée j’ai arrêté pour des raisons de santé. Mais cette année j’ai voulu me relancer. D’où est né vendredi en live.

 

Quelles sont les conditions pour y prendre part?

Vendredi en live est ouvert à tout le monde. L’entrée est à 2.000F Cfa donnant droit à une consommation et la bouteille est à 25.000 F. Et comme c’est une soirée spéciale, je demande à tout le monde de se mettre en blanc.

 

Pourquoi le blanc?

Le blanc, c’est une couleur de pureté, de bonheur, etc. C’est le neuf. C’est pour dire que c’est une nouvelle Claudine qui vient. Ce n’est plus Claudine, l’autre responsable d’un lieu que je ne veux pas nommer ici. C’est Claudine, la présidente fondatrice du club «Estrella de la salsa» dans son nouveau concept.

 

Pourquoi le nom Estrella?

Estrella veut dire étoile en espagnole. J’ai choisi Estrella parce que je suis croyante. C’est dire étoile, Marie, la mère. Elle m’a toujours accompagnée dans tous mes moments. Je lui ai dédié le club. Lorsqu’elle est avec vous, vous sortez toujours de toutes situations. Estrella de la salsa pour dire aussi l’étoile de la salsa, la star de la salsa, la meilleure de la salsa. «Estrella de la salsa» est né en octobre 2009 pour le partage de la joie et de la passion de cette danse.

 

En mettant la soirée à partir de 00heure, n’empêchez-vous pas ainsi les vieilshommes qui aiment tant la salsa de fêter avec vous?

Pas du tout. J’ai eu à faire l’expérience par le passé. J’ai fait le show pendant plus de douze ans. Je vous garantie que nos aînés sortent la nuit. Lorsque j’organise une soirée salsa, ils sont là, ils dansent jusqu’à la dernière goutte. Et parfois quand vous arrêtez à 3 heures, ils en réclament. Ils disent, non ! C’est une fois en passant qu’on sort, ce qui nous permet de nous exploser. Et même quand la soirée est prévue pour 20h30, c’est à partir de 23 heures que les gens commencent par venir. Encore que c’est une boîte de nuit. En tout cas, la salle sera prête bien avant et sera animée par le Dj jusqu’à minuit où le live va commencer. Il faut préciser que la sécurité est garantie. C’est un endroit sécurisé.

 

Après Bayo Agonglo, le 26 prochain, quels sont les autres artistes que vous avez déjà dans votre répertoire?

Ils sont nombreux. Jospinto, Clément Mèlomè, Vincent Ahéhéhinou, Bertino, etc.

 

Que faites-vous autre que la salsa?

J’ai une structure dénommée «Godwin communication et événementiel». C’est une structure spécialisée dans les coffrets de cadeaux, de fruits, de tissus, de vins, de parfums, de pagnes tissus, de bazin. Nous sommes aussi spécialisés dans la création d’événements, consultations en gestion de bars et restaurants, conseils pour une meilleure rentabilité des activités, conseils en décoration des cadres, etc. Je lance un appel au public de me soutenir.  

 

Une invite à la population?

Ce que j’aurais souhaité, c’est que tous les Cotonois, tous les fans de la salsa, tous les clubs de salsa, fassent massivement le déplacement. C’est un moment de communion, de retrouvailles, d’échanges autour de la danse salsa. Car c’est leur soirée. Après une semaine de dur labeur, il faut se retrouver et se détendre. Moi, j’ai juste initié le concept mais il ne m’appartient pas. C’est pour eux. Je dédie la soirée à Joël Lawani, paix à son âme. Il était le premier artiste à passer quand j’ai commencé sur la chaîne de radio Océan Fm. Rendez-vous au complexe Cliontine à Godomey le vendredi 26 octobre prochain.