La Nouvelle Tribune

La Coalition pour la Cpi invite le Bénin à l’exemplarité

Espace membre

En conclusion de sa conférence de presse jeudi à Cotonou sur l’actualité de la justice internationale, Clément Capo-Chichi, Coordonnateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale a invité le gouvernement et le parlement béninois à œuvrer pour l’adoption d’une loi Cpi pour pouvoir poursuivre les crimes graves à l’échelle nationale.

Le Bénin est pour le mois d’octobre 2016, la cible de la Coalition pour la Cour pénale internationale dans le cadre de sa campagne pour la justice globale. L’action de la coalition dans ce cadre, c’est l’invite, le plaidoyer et l’accompagnement pour que le Bénin qui abrite le siège du Bureau régional de la Coalition, puisse sous le leadership du Président Talon, prendre les dispositions législatives au niveau national pouvant lui permettre de poursuivre les crimes de masse dans le pays. C’est le message transmis par le Coordonnateur régional pour l’Afrique, Clément Capo-Chichi lors d’une conférence de presse le jeudi 20 octobre 2016 à son siège à Cotonou. C’était autour du thème «La relation de la Cpi avec l’Afrique, le principe de la complémentarité et la lutte contre l’impunité».

Le Bénin, a-t-il rappelé, depuis son adhésion en Janvier 2002 au statut de Rome, ne dispose pas encore dans son arsenal juridique d’une loi lui permettant de juger les auteurs de crimes de masse. Le combat actuel de la coalition, c’est de travailler à ce que chaque Etat africain dispose de loi qui intègre le statut de Rome pour pouvoir rendre enfin effectif le droit à la justice et à la réparation en cas de crime dans leur pays. Autrement dit, qu’il passe à une loi de mise en conformité avec le statut de Rome. Ce Statut  qui, déplore le conférencier, est encore incompris 14 ans après. Cette incompréhension est l’une des causes des menaces de retrait de la Cpi sur le continent et de relation froide entre l’institution et l’Union africaine. D’après l’article premier du Statut cité par le conférencier, lorsqu’un Etat est parti de la Cpi, il doit, en conformité avec le principe de complémentarité, prendre les dispositions pour qu’au niveau national, il puisse lui même juger les auteurs des crimes qui sont commis sur son territoire. Donc, la Cpi n’intervient que de façon complémentaire et ne se substitue pas aux juridictions nationales, souligne Clément Capo-Chichi. Malheureusement, regrette-t-il, cette disposition n’est pas prise faute de ladite loi. C’est pourquoi la coalition pense qu’au lieu du retrait, le défi à relever par les gouvernants africains, c’est l’adoption de la loi de conformité pour garantir à leur peuple le droit à la justice et combattre l’impunité. Et à  ce propos, souligne Clément Capo-Chichi, la coalition est disposée à apporter son soutien aux Etats pour l’adoption de cette loi et pour la formation des magistrats de chaque pays