La Nouvelle Tribune

Démocratie et alternance : la vision de François Hollande s'oppose à celle de Boni Yayi

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L’ancien président de la République du Bénin, Dr Thomas Boni Yayi, lors de son récent séjour à Malabo en Guinée Equatoriale a longtemps épilogué sur la démocratie, notamment l’alternance.

 L’ancien maître de l’Exécutif béninois a laissé croire que la démocratie n’est pas toujours une bonne chose et que « l’alternance peut aussi paraître comme un mécanisme qui vient détruire les acquis lorsque le président est à l’écoute du peuple, et que le peuple estime que ce président-là doit continuer. Parce qu’en son temps le peuple continue de se nourrir, de s’habiller, de s’éduquer, se soigner (...) ». Cette façon de voir de l’ancien numéro 1 Béninois n’est pas partagée par tous. Hier, mardi 26 avril, au terme de l’entretien qu’il a eu avec le nouveau chef de l’Etat béninois Patrice Talon, le président français, François Hollande, a semblé répondre à son « ami » Yayi en montrant les grandes choses que la démocratie est capable de faire.

« Une fois encore je veux saluer ce que la démocratie est capable de faire dans tous les pays. C'est-à-dire de procéder à des scrutins libres en Afrique dans des conditions de transparence. Lorsque c’est le cas, c’est toujours des succès pour le peuple et bien sûr pour le président qui le représente », a en effet déclaré François Hollande dans son allocution.

« Moi président » comme les Français l’appellent a poursuivi en soulignant qu’à contrario, « c’est toujours des troubles, des conflits,  des difficultés qui finissent par altérer les conditions du développement ».