La Nouvelle Tribune

Congo Brazzaville : crainte de «torture et traitement inhumain»

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L’inquiétude est grandissante au niveau des défenseurs des droits de l’homme au Congo-Brazzaville. Avec les vagues d’arrestation d’opposants et de contestataires de la réélection du Président Denis Sassou Nguesso, les responsables d’organisation de défense des droits humains signalent une crainte de torture et d’actes inhumains sur les personnes arrêtés par les services de sécurité  du pouvoir congolais.

Il y a selon Trésor Nzila, Secrétaire exécutif de l’observatoire congolais des droits de l’homme  (Ocdh),  « La  persistance et l’utilisation routinière de la torture et de traitement inhumain » qui met en « danger toute personne potentiellement détenue ou en garde à vue » au Congo. Selon lui, le régime Sassou ne tient pas au respect des conventions internationales contre la torture que son pays a ratifiées. Dans la vague des contestations de la réélection de Denis Sassou Nguesso par une élection entachée par des irrégularités selon Washington, il y a, indique M. Nzila « actuellement une cinquantaine de prisonniers politiques » au Congo-Brazzaville. Se prononçant sur la situation dans la tumultueuse région du Pool, Trésor Nzila apprend que des bombardements ont encore été enregistrés ce week-end et des dizaines de jeunes ont été arrêtés puis conduits à Brazzaville où personne ne peut jurer de ce qu’on leur fera subir.