La Nouvelle Tribune

Et si le Front National était la "solution" pour l’Afrique ?

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Les élections régionales qui ont connu leur épilogue avant-hier dimanche en France, par la victoire-défaite du parti républicain et l’évitement de justesse du déshonneur par le parti socialiste, n’est pas seulement une affaire française, encore moins européenne.

Elles concernent avec une attention  particulière le continent africain qui a établi contre sa volonté, des rapports avec la France. Il s’agit surtout de dépasser les élections régionales et se projeter sur les élections à venir : les élections présidentielles de 2017. Le premier tour de ces élections régionales, ont présenté le front national comme étant non plus seulement la troisième voie, après les socialistes et les républicains, mais surtout comme le parti capable de bousculer sérieusement l’hégémonie de ces deux formations politiques. Le score du Front national au premier tour a constitué une sérieuse menace, mais surtout un signal pour les amnésiques qui ne se rappellent pas que ce sont les résultats du front national au premier tour des élections présidentielles de 2002, qui avaient contraint le candidat du Ps d’alors Lionel Jospin, à s’imposer une retraite politique. Le Front national est là et peut rééditer cet exploit en accédant au pouvoir en 2017.

C’est ce scénario que tous les africains avisés appellent de tous leurs vœux. Le Front national intéresse l’Afrique parce que ce parti a le courage de dire tout haut ce que pensent les militants des partis socialistes et républicains tout bas. Cette pensée n’est autre que l’attitude de condescendance et de rejet que les français  et même des immigrés européens qui ont acquis la nationalité, développent vis-à-vis des ressortissants africains qui vivent sur leur territoire. Les Africains qui vivent en France, sont considérés comme des intrus qui empêchent les français dits “authentiques” de trouver du travail ou vivre décemment. L’intégration des Noirs dans la société française se fait avec une grande lenteur. Au point où il a fallu attendre l’élection de Barack Obama aux Etats-Unis, qui a suscité un grand mouvement de reconnaissance de la race noire, pour voir quelques journalistes noirs en France, présenter le journal télévisé à TF1 comme à Tv5. Le discours et l’appel du front national, à restituer la France aux seuls français de souche, a au moins le mérite d’être un discours direct.

C’est pour cela que l’ancien dirigeant du Front national, Jean Marie Le Pen, n’a jamais apprécié les victoires des équipes françaises obtenues  avec une présence massives des noirs au sein de ces équipes. Le cas de la coupe du monde de football  remportée en 1998 ou de la coupe d’Europe en 2002. Ce rejet ouvert des Africains par le Front national peut choquer, mais est préférable à la politique d’hypocrisie développée par les régimes de gauche ou de droite qui développent des discours africanophiles. En créant des structures d’aliénation comme l’union française et les sommets France-Afrique qui ont réussi à maintenir le franc Cfa alors que le franc français lui-même a disparu. Une France-Afrique que François Hollande au début de son mandat avait promis de dissoudre, mais qu’il a plutôt renforcée. Une France qui exploite à volonté les richesses du sol et du sous-sol, qui fait et défait les dirigeants, et souvent cités dans la planification des guerres civiles et des génocides.

La venue du Front national au pouvoir en 2017 sera certainement une occasion de libération de l’Afrique. Parce que ce parti en mettant en application son projet de restituer la France aux Français, fera aussi naitre en Afrique le même esprit nationaliste par lequel, les entreprises multinationales françaises qui gèrent les ports des Etats africains, qui exploitent le pétrole, l’or, la bauxite, l’uranium, l’hévéa, le cacao, le palmier à huile, la banane, le coton et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, seront aussi priées de plier bagage. Il s’en suivra alors un vaste mouvement de renationalisation de ces secteurs d’activités économiques phares, mais qui sont confiés depuis plus d’un demi-siècle aux multinationales françaises qui n’ont même pas la gratitude de réaliser quelques actions sociales au profit des populations où leurs structures sont implantées. En plus du fait que ces entreprises investissent rarement dans le social, pour limiter au maximum les dépenses sur le continent…  Vivement l’avènement du front national au pouvoir en 2017, pour la sortie de l’Afrique de la longue traversée du désert