La Nouvelle Tribune

« La Constitution et les crises en Afrique » : l’Abdc réfléchit sur les crises en Afrique

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A  Cotonou et pour la paix, la stabilité du continent africain, s’est ouvert hier, lundi 07 décembre 2015, un colloque international sous le thème « la Constitution et les crises en Afrique ».

Organisé par l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc) présidée par le professeur Frédéric Joël Aïvo,  ce colloque qui prend fin ce mardi, réunit un parterre impressionnant d’universitaires de  renom, de constitutionnalistes, de politistes, d’internationalistes, des responsables de premier plan des organisations internationales , des juges constitutionnels et  des personnalités politiques de différents pays.

«L’explosion des crises en Afrique inquiète. Le tableau clinique de la situation politique et constitutionnelle de notre continent préoccupe ». Le constitutionnaliste béninois de haut vol, professeur agrégé de droit, Frédéric Joël Aïvo à la tête de l’Association béninoise de droit constitutionnel (Abdc), l’a dit lundi 07 décembre 2015 à l’ouverture d’un colloque international sous le thème « la Constitution et les crises en Afrique » auquel prend part un gratin qu’il a lui-même trouvé « impressionnant et intimidant » d’universitaires de renom, de constitutionnalistes, de politistes, d’internationalistes, des responsables de premier plan des organisations internationales  rôdés dans l’établissement de l’ordre constitutionnel, des juges constitutionnels projetés malgré eux dans les bagarres politiques,  des personnalités politiques, acteurs ou victimes des  crises.

Pomme de discorde dans l’Afrique des crises

Pour mieux comprendre la quintessence de ce colloque inédit en Afrique, il faut un état des lieux. Le président de l’Abdc n’a pas dérogé à ce devoir de rappel de la situation. « Ces dix dernières années, une quinzaine d’Etats ont connu des crises ou des violences sanglantes » a-t-il dit en citant plusieurs pays dont la Tunisie, l’Egypte, le Togo, le Niger, la Libye sans oublier le  Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, et même au moment où s’ouvre ce colloque,  certains Etats  bien installés dans la crise comme la  Rca, le Burundi, le Soudan du Sud  et dans une certaine mesure, le Mali se battent pour en sortir. Il a rappelé que « D’autres  Etats, parmi les plus réputés stables du continent ont frôlé le basculement. Il s’agit du Bénin en 2001 et en 2011, du Sénégal en 2012 ».  De l’observation de la  grande majorité de ces crises qui affectent la stabilité des Etats africains, le principal enseignement qu’il en ressort   est celui-ci  «  l’Afrique des crises entretient des rapports étroits avec la constitution ». Le Constitutionnaliste, consultant international sollicité récemment pour la Centrafrique indique qu’ « en effet,  la Constitution devient un référent incontournable à chaque moment de la crise. Avant, pendant et après. La constitution est dans ces périodes critiques, tantôt la proie d’appétits politiques démesurés,  tantôt l’otage des antagonismes politiques ou encore la cause du déclenchement des violences politiques ». Il ajoute « On le voit, au cœur de la crise, se trouve la Constitution. La crise naît par la