La Nouvelle Tribune

Burkina : Des statistiques sur le déroulement du scrutin

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La Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (Codel) a rendu public des statistiques dans un point sur le déroulement du scrutin à la mi-journée au Burkina Faso.

Se basant sur les rapports de 99% des 6000 observateurs qu’elle a déployés dans toutes les 13 régions et 45 provinces, la Codel note que 86% des bureaux de vote ont ouvert aux alentours de 06H15, près de 99% étaient ouvert à 7H00. Dans le sud ouest du pays, selon la Codel, les bureaux de vote ont ouvert avec un léger retard. 71% des bureaux ont ouverts aux alentours de 6H15. Sur toute l’étendue du territoire la structure indique que 14% des présidents de bureaux de vote sont des femmes. Des statistiques sur la présence au poste des membres de bureaux de vote font état de ce que 94% des bureaux de vote ont enregistré la présence des quatre membres de bureau. 93% des bureaux de vote sont sécurisés par les forces de l’ordre. Mais on note que dans la région du plateau central 75% le sont et 73% dans la région de l’Est. 91% des bureaux de vote ont effectivement reçu tout le matériel électoral nécessaire. La Codel constate que c’est seulement dans 24% des bureaux de vote que la liste des électeurs a été affichée. De tous ces constats, la Codel conclut à la mi-journée, le « démarrage paisible des élections malgré quelques soucis ».

Burkina : Des incidents émaillant le vote en cours

Tout n’est pas rose dans le déroulement du vote qui se poursuit au Burkina Faso. Des irrégularités émaillent le scrutin. On note un retard dans le démarrage dans certains bureaux de vote. Il y a également absence de matériels électoraux dans certains bureaux de vote. Des observateurs de Wanep-Burkina Faso rapportent qu’« au secteur 4 de la ville de kaya dans le bureau de vote n°4, absence d'encre indélébile. Les électeurs sont donc obligés d'emmarger ». Il y a aussi le manque de bulletin de vote présidentiel dans un bureau de vote du centre de Wend Manedga à Ouagadougou non loin du bureau de la douane Bva. Même observation à Ouessa au sud-ouest du Burkina Faso où au bureau de vote n°3, il n’y a pas de bulletin de vote présidentiel. Les listes d’émargement manquent dans des bureaux de vote. Les irrégularités ne manquent pas de fâcher des électeurs impatients. C’est le cas à Zorgho, au secteur n°5 Bureau de vote n°2 où n’ayant pas retrouvé son nom sur la liste, l'électeur a déchiré sa carte in situ. Le président de la Ceni a aussi confirmé hier, l’accident d’un véhicule transportant de matériels électoraux mais assure que tout a été mis en œuvre pour procéder à l’acheminement desdits matériels. Lors d’un point de presse qu’il a donné aux environs de 12H30, il a donné le point des observations à la mi-journée. « Les élections se déroulent bien de façon générale » malgré quelques problèmes qu’il relève. La principale difficulté dit-il, est que « beaucoup de bureau de vote ont accusé un retard dans le démarrage des votes, notamment dans la commune de Ouagadougou ».

Burkina : Le vote se déroule dans le calme

Ce jour, dimanche 29 Novembre, est un jour historique pour les burkinabès qui sont appelés à élire leur nouveau président et leurs représentants à l'assemblée nationale. En dehors de quelques incidents rapportés par notre envoyé spécial à Ouagadougou -appel au boycott du scrutin du parti communiste révolutionnaire voltaïque, absence de bulletin de vote au lycée privé wend manegda de Ouagadougou à 7h30-, le vote se déroule dans le calme avec un engouement des burkinabès qui sortent pour accomplir leur devoir. Dans les centres de vote parcourus ce matin -les lycées Réveil et Creuset- où ont respectivement voté Chérif Sy, le président du Cnt et le premier ministre Isaac Zida, il y a des files d'attente.

Pour Zida c'est un grand jour.  Il invite tous ceux qui sont détenteurs de carte d'électeurs à aller voter. Le président Michel Kafando devrait voter à 9H heure locale au lycée Bambata où notre envoyé spécial se trouve actuellement

Burkina : 5.517.075 électeurs choisissent 01 président et 127 députés

Un peu plus d'un an après avoir pris la rue pour chasser Blaise Compaoré du pouvoir et mis à sac le parlement, les burkinabès sortent ce dimanche 29 novembre 2015 pour procéder élire leurs nouveaux représentants à l'assemblée nationale et le Président. Selon les chiffres officiels donnés par la Commission électorale nationale indépendante (ceni), 5.517.075 électeurs sont attendus dans les urnes pour opérer des choix historiques. Pour la présidentielle, 14 candidats sont en lice. C'est parmi ces candidats que les burkinabès choisiront celui qui aura les clés de Kosyam, le palais présidentiel. Au parlement, 127 sièges sont à pourvoir. Selon la ceni, 7058 candidatures ont été enregistrées provenant de 81 partis politiques et 18 regroupements indépendants. " Au Burkina, nous utilisons le bulletin unique et le mode de scrutin en vigueur pour les élections législatives est le scrutin de liste nationale ou provinciale au suffrage universel direct, égal et secret, à la représentation proportionnelle avec répartition complémentaire suivant la règle du plus fort reste" a rappelé jeudi, le président de ceni, Me Barthélémy Kere. Les 127 sièges à pourvoir a-t-il expliqué, sont "répartis entre les listes provinciales (111 sièges) et la liste nationale (16 sièges)". Quant à la présidentielle, c'est "un scrutin majoritaire à deux tours". Ces élections ont entre autre, la particularité d'être les plus suivies dans l'histoire du pays. La ceni a avancé "un chiffre record de 17.160 observateurs accrédités" dont "876 internationaux et 16.284 nationaux".

Burkina : Wanep-Bf active sa cellule de veille électorale

Wanep Burkina Faso va surveiller le déroulement du scrutin de ce dimanche comme du lait sur le feu. La section burkinabè du réseau ouest-africain d’édification de la paix a officiellement annoncé la mise en branle de sa cellule de veille électorale au cours d’une conférence de presse tenue dans la soirée de samedi 28 novembre 2015. « Fort de son expertise en alerte précoce, le Réseau national d’édification de la paix (Wanep-Bf), à la suite d’autres activités de renforcement de capacités et de plaidoyer, afin de contribuer à la préparation, la tenue d’élections apaisées et l’acceptation pacifique des résultats qui en sortiront, a mis en place une cellule de veille électorale qui prend possession, en ce jour, de son quartier général ici à Bravia hôtel pour une durée de trois jours » a annoncé, Konfé Amaulé, le président de la cellule de veille électorale de Wanep-Bf. Cette veille électorale a deux axes d’interventions prioritaires spécifiques et complémentaires à savoir « l’alerte précoce et la réponse rapide ». Wanep-Bf s’est dotée d’un dispositif  technique subdivisée en trois équipes. L’équipe des gestionnaires de zones, l’équipe des analystes et la chambre de décision. La première équipe est celle des moniteurs-terrains Wanep qui observent et transmettent par appels téléphoniques, des sms et messages par internet, les informations relatives à des incidents à même de perturber le bon déroulement du scrutin. L’équipe des analystes analysera, interprètera et commentera les évènements en vue de formuler des scenarii et recommandations à l’équipe de décision. Cette dernière équipe, selon le président, a pour mission de « veiller au bon déroulement des opérations afin de relever les dysfonctionnements et manquements, de créer l’alerte précoce à temps et saisir les autorités compétentes afin de remédier à temps aux imperfections ». Pour cette veille, une plateforme « d’analyses et d’alertes sur les risques électoraux » consultable en ligne a été créée. La démonstration du fonctionnement de ce dispositif innovant a été faite devant les hommes des médias et le président de la Céni en personne, Me Barthélémy Kere qui s’est dit impressionné. Il a salué l’initiative qui selon lui est d’une importance capitale. Wanep-Bf ne sera pas aussi du reste des activités de la Convention des Osc pour l’observation domestique des élections (Codel). Boris Somé, le Coordonnateur national de Wanep-Bf a indiqué qu’il a un point focal à la Codel à qui il communiquera les données collectionnées, notamment les décisions qui sortiront de la Chambre de décision de la Cellule de veille électorale. Tout le souhait de Wanep-Bf, se résume à « des élections apaisées » avec des « résultats acceptés ». Les candidats engagés dans le scrutin sont priés d’user des voies de recours officielles pour éviter de pousser les populations à des actes de violences en période électorale.

Olivier Ribouis, Envoyé spécial à Ouagadougou