La Nouvelle Tribune

Macky Sall sur l'homosexualité au Sénégal : tous les pays ne sont pas les mêmes

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Sur la chaîne française Itélé, le président sénégalais Macky Sall a répondu hier aux questions de la journaliste Audrey Pulvar, sur entres autres la question de l'homosexualité. Pour le président sénégalais, personne ne peut imposer à une société ses choix, notamment sur la question de l'homosexualité.

Il faut rappeler que le Sénégal fait partie des pays africains qui refusent de légiférer sur le droit des homosexuels. Visiblement en faveur des droits des homosexuels, avec comme corollaire le droit au mariage, Audrey Pulvar pensait embarrasser le président sénégalais qui n'a pas démordu d'un pouce. Voici donc ses arguments. 

A la question de savoir pourquoi le gouvernement ne voulait pas entendre les revendications des organisations internationales sur le droit des homosexuels, le président sénégalais a rappelé que le Sénégal, en tant que pays indépendant a sa culture, sa civilisation et son code de la famille. Et en ce sens, il faudrait que les pays et organisations apprennent à respecter le droit des peuples à la différence : "Au nom de quoi, parce qu'ailleurs l'homosexualité est dépénalisée, cela doit être une loi universelle? " Les associations qui militent pour les homosexuels ont-elles des difficultés au Sénégal: "Nous avons des homosexuels chez nous. Les associations n'ont pas de difficultés avec le gouvernement, mais est-ce qu'elles n'auront pas de difficultés avec la société? ça c'est une autre affaire. Les gens doivent avoir la modestie de comprendre que tous les pays ne sont pas les mêmes, n'ont pas les mêmes histoires, n'ont pas les mêmes évolutions."

Lire Homosexualité en Afrique : plus le temps passe, plus les pays la rejettent

A titre personnel, le président pense que les homosexuels ont la liberté de faire ce qu'ils veulent, mais ils n'ont pas la liberté d'imposer aux autres ce qu'ils sont. Rappelons que la position du Sénégal et de son président est la position adoptée par la majorité des pays en Afrique, mais aussi d'autres pays comme la Russie, la Chine qui refusent d'appliquer une loi parce qu'elle a été votée et adoptée dans les pays occidentaux.