La Nouvelle Tribune

Burkina : détails choquants du putsch de Gilbert Diendéré

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Le putsch du 17 septembre dernier au Burkina Faso a occasionné de graves violations des droits de l’homme selon l’organisation Amnesty international qui a donné mercredi, des détails choquants sur cet évènement. Amnesty international parle de 14 personnes tuées dont deux enfants et des centaines de blessés.

Parmi les personnes tuées, six ont reçu des balles dans le dos. L’organisation internationale de défense des droits de l’homme rappelle qu’aucune des victimes des putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (Rsp) n’était armée. Amnesty s’offusque du fait que les soldats de l’ancienne garde présidentielle aient ouvert le feu sur des manifestants non armés. Des témoignages recueillis auprès d’un journaliste font état de ce que les éléments du Rsp ont pourchassé et tiré sur des manifestants à moto. Et parmi ceux-ci, un civil a été touché à la nuque. « Du sang coulait de sa nuque et de sa bouche » avant qu’il ne meurt indique le témoin.

Cela se serait passé le 17 septembre non loin du palais du Moogho Naaba, plus grand chef traditionnel du pays. Amnesty International révèle aussi que des personnes sont décédées de balles dans la tête, la poitrine ou le thorax. Un cas extrêmement choquant, c’est celui d’une femme enceinte qui a reçu une balle dans le ventre depuis sa maison au quartier Nonsin à Ouagadougou. Il est précisé que cette gestante a subi une césarienne d’urgence qui a permis d’extraire le « bébé né avec une blessure par balle à la fesse gauche ».

Il est également signalé des attaques ciblant des défenseurs droits humains, des journalistes et des hommes politiques. Au regard de ces crimes et actes de violences délibérément commis par les putschistes du Rsp, Amnesty international s’oppose à toute amnistie aux responsables du coup d’Etat, et demande qu’ils soient traduits devant la justice. L’organisation estime que Diendéré et ses hommes ont commis des crimes de droit international.