La Nouvelle Tribune

Syrie : la notion de « Terroriste » oppose la Russie aux occidentaux

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Si pour les occidentaux, Daesh, le Front Al-nosra (une branche d’al Qaïda) et les alliés islamiques sont, avec le régime de Bachar Al Assad considérés, comme des ennemies du peuple syrien.

Pour la Russie, le président Bachar al Assad reste le seul rempart contre les organisations citées ci-dessus et considérées comme des terroristes. Cette opposition de point de vue reste le profond fossé qui sépare les deux camps. Les occidentaux accusent la Russie de bombarder les positions des opposants au régime d’Assad.

Pour le camp des occidentaux, la mésentente avec la Russie sur la question syrienne peut être levée, si le pouvoir de Moscou reconnait que la solution à la guerre en Syrie passe nécessairement par le départ de Bachar Al Assad, soutient Barack Obama, le Président des Etats-Unis. Cette position est celle de la France qui affirme par la voix de son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius que si le régime d’Assad est le problème à la crise Syrienne, elle ne peut pas faire partie de la solution.

La position des occidentaux est corroborée par les constats faits par l’Organisation Syrienne des Droits de l’homme (OSDH). Si pour la Russie, ces raids du 30 septembre dernier, visaient principalement Daesh, l’OSDH soutient que Daesh n’a aucun camp d’entrainement à Idleb situé au nord-ouest de la Syrie, contrairement aux dires de Moscou. L’OSDH affirme cependant que les raids russes ont atteint les positions de daesh en bombardant des bunkers appartenant à l’Etat Islamique (E.I.) dans la ville de Raqa, au nord-est de la Syrie.

L’OSDH reconnait que si les frappes russes ont causé un grand revers aux combattants de Daesh, au front Al-nosra, et ses alliés Islamiques, ces raids ont atteint dans une moindre mesure ciblé des petits groupes rebelles soutenus par les Etats-Unis. C’est là que réside le point de divergence entre la Russie et les occidents, la Russie n’a jamais caché sa sympathie pour son allié de Damas.